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Le sport français compte toujours sur le désormais Premier ministre Jean Castex

Jean Castex, le nouveau Premier ministre (ici photographié à l'Elysée le 19 mai 2020), a tenu une place importante dans les instances du sport français.
Jean Castex, le nouveau Premier ministre (ici photographié à l'Elysée le 19 mai 2020), a tenu une place importante dans les instances du sport français. Gonzalo Fuentes/Reuters
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Nommé Premier ministre par Emmanuel Macron en remplacement d’Édouard Philippe, Jean Castex a laissé de très bonnes impressions ces trois dernières années dans les hautes sphères du sport français. L’ex-« Monsieur JO » 2024, qui était aussi à la tête de l’Agence nationale du sport, a séduit dans ses fonctions. Et ceux qui l'ont côtoyé espèrent que le sport aura toujours une place importante dans son gouvernement.

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Jean Castex a encore changé de costume. Nommé début avril au ministère de la Santé pour organiser le déconfinement d’une France durement touchée par la pandémie de coronavirus, le Gersois avait repris, sitôt sa mission terminée, son rôle de délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques (Dijop) début juin. Un retour éphémère car le voilà désormais Premier ministre. C’est lui qu’Emmanuel Macron a choisi, vendredi 3 juillet, pour succéder à Édouard Philippe.

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Un « facilitateur » qui a fait l’unanimité

Homme venu de la droite, le nouveau chef du gouvernement œuvrait depuis presque trois ans dans les coulisses du sport français. C’est lui que le président de la République avait déjà désigné, mi-septembre 2017, pour le poste de Dijop, en charge de la coordination des ministères pour les JO de Paris 2024. Un rôle qui lui a valu le surnom de « Monsieur JO ». C’est aussi lui que la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, avait nommé président de la nouvelle Agence nationale du sport (ANS) le 24 avril 2019.

Dans ces deux rôles, Jean Castex a réussi un exercice peu évident : faire l’unanimité, au-delà des clivages politiques. « Je suis totalement dithyrambique. C’est le mec réglo par excellence. Jamais de coup tordu. Il dit les choses et quand il dit oui, il s’engage à fond. Et en plus, il est très sympathique. Des comme lui, j’en ai rarement croisé dans ma carrière », assurait début juin Stéphane Troussel, le président socialiste de la Seine-Saint-Denis, département-clé dans le plan de Paris 2024.

Joint par RFI, Frédéric Sanaur va dans le même sens. Le directeur général de l’ANS décrit « un homme de résultats, de méthode, d’écoute et de décision » avec lequel il est « confortable et très plaisant de travailler au quotidien ». « C’est un véritable facilitateur sur les sujets les plus stratégiques. (…) Le sport est peut-être moins clivant que d’autres thématiques sociétales. Néanmoins, on a vraiment réussi à trouver des équilibres politiques. La personnalité et la pugnacité de Jean Castex dans ces travaux ont été déterminantes », ajoute-t-il.

Tony Estanguet, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques 2024, a salué sur Twitter « l’engagement sans faille » de l’homme avec lequel il a travaillé pendant un peu moins de trois ans. « Il n’était pas forcément calé sur les Jeux olympiques mais a beaucoup écouté. J’ai apprécié qu’il connaisse bien l’administration. Il a été le point d’entrée de Paris 2024 avec les secteurs du sport, de l’éducation, de la sécurité, des transports », a aussi confié le triple champion olympique de canoë au quotidien L’Équipe.

Le sport plus important encore sous son impulsion ?

Amateur de rugby, comme bon nombre de Français des Pyrénées-Orientales, Jean Castex se dirige vers d’autres défis aujourd’hui. L’efficacité dont il a fait preuve notamment dans le déconfinement, auprès de Paris 2024 et à la tête de l’ANS est attendue dans le gouvernement qu’il doit diriger, avec en ligne de mire la reprise économique d’une société mise à mal comme jamais par la crise sanitaire. Le sport, toutefois, ne devrait pas être oublié.

Certes, Paris 2024 et l’ANS doivent poursuivre leur route sans lui. Mais la présence de l’énarque au poste de Premier ministre incite à l’optimisme. « Il partage l’ambition de faire de la France une nation sportive. Cela laisse à penser que le sport aura sa place dans les préoccupations du futur gouvernement », présage Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif, dans les colonnes de L’Équipe. Frédéric Sanaur nous confie que cette promotion peut aussi être vue comme « une réelle opportunité d’avoir un Premier ministre qui connaît le sport, les acteurs du sport, qui a vécu les problématiques du sport et les a solutionnées souvent ».

« C’est plutôt une chance. Beaucoup d’acteurs du sport voient sa nomination comme une réelle opportunité pour, peut-être, réussir à positionner le sport dans notre société de façon beaucoup plus forte. Jean Castex sait rester en proximité avec les acteurs avec lesquels il travaille et a travaillé », insiste le directeur de l’ANS, qui aura peut-être un nouveau président ou une nouvelle présidente après l’assemblée générale prévue le 16 septembre 2020.

Tony Estanguet, lui, a déclaré à L’Équipe qu’il espérait que le prochain délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques aura la même capacité que Jean Castex à « aligner les planètes ». Une fonction encore plus essentielle avec la crise actuelle et la nécessité de faire des économies sur Paris 2024. Jean Castex ne sera pas là pour s’en charger en personne, mais le sujet sera sans doute dans les dossiers du nouveau Premier ministre et de ses collaborateurs.

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