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Tennis: nouveau coup dur pour Roland-Garros, limité à 1 000 spectateurs

Contrairement aux années précédentes, ici le jour de la finale le 8 juin 2018, impossible pour le tournoi de Roland Garros de faire le plein de spectateur pour l'édition 2020. La jauge a été réduite à 1 000 spectateurs.
Contrairement aux années précédentes, ici le jour de la finale le 8 juin 2018, impossible pour le tournoi de Roland Garros de faire le plein de spectateur pour l'édition 2020. La jauge a été réduite à 1 000 spectateurs. CHRISTOPHE SIMON / AFP
Texte par : Eric Mamruth
5 mn

Le tournoi de Roland-Garros doit débuter ce dimanche. Une édition 2020 décalée de mai à fin septembre, pandémie oblige. La crise sanitaire toujours en cours a d’autres répercussions sur le grand Chelem parisien. La première d’entre elle est la jauge du public autorisée à se rendre au Stade de la Porte d'Auteuil, encore abaissée ce jeudi soir 24 septembre par le Premier ministre Jean Castex lors de son intervention télévisée.

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Ces dernières semaines, elle s’est réduite comme peau de chagrin. Initialement, les organisateurs souhaitaient accueillir 20 000 personnes par jour. Soit 50 à 60 % de la capacité habituelle. Mais le renforcement progressif des mesures sanitaires décidées par le gouvernement les a contraint à revoir leurs ambitions à la baisse. On est ainsi passé à 11 500 puis à 5 000, avant que Jean Castex n'annonce ce jeudi l'obligation de diminuer la jauge à 1 000 personnes, comme pour l'ensemble des évènements sportifs français. Un vrai coup dur pour le tournoi, selon l’ancien joueur et actuel directeur du challenger de Lyon, Lionel Roux

« Cette annonce, c'est évidemment un énorme coup de massue pour le tournoi, pour les organisateurs du tournoi, pour la [Fédération française de tennis], qui, eux, œuvrent depuis des mois pour que le tournoi ait lieu et puis pour tous les gens qui travaillent aussi, pour tous les partenaires. Et puis, bien sur, je pense un peu aux joueurs qui devaient se régaler, meme si la jauge était redescendue un petit peu, de pouvoir retrouver le public avec un petit peu d'ambiance, un petit peu de partage. Mais je crois qu'il faut se rendre à l'évidence. Cette décision a été prise pour de très bonnes raisons et je crois qu'il faut s'y tenir. »

1 000 spectateurs autorisées maximum, donc, en plus des personnes accrédités qui travaillent sur le tournoi quotidiennement. Autant dire quasiment un Roland-Garros à huis clos.

Peu ou pas de public, pas d’ambiance durant les matches

Les riverains devraient passer une quinzaine tranquille. Il est vrai que le tennis ne fait plus guère de bruit depuis son arrêt forcé en mars en raison de la pandémie. Le circuit, stoppé pendant cinq mois, n'a repris qu'en août avec quasiment que des tournois à huis clos à l'image de l'US Open à New York.

Plus d'ambiance survolté, donc, après un coup spectaculaire. C'est le prix à payer pour que le tennis puisse continuer à vivre et les joueurs avec, les moins biens classés et rémunérés en tête. Confirmation avec le Français né à l’île Maurice, Enzo Couacaud. Il a participé cette semaine aux qualifications de Roland-Garros

« C'est sur que c'est bizarre, explique Enzo Couacaud, parce qu'on s'attend à avoir un peu de "soutien à domicile", à avoir un peu d'efferverscence en Grand Chelem, qu'on a pas. Mais je pense que le plus important aujourd'hui, c'est de pouvoir jouer le tournoi et le public, c'est un bonus. Cela a toujours eu un impact dans notre sport, mais je pense que la priorité aujourd'hui est de jouer, et de jouer en bone santé. Cela passe par là. C'est essentiel au fonctionnement de notre sport, pour l'instant. »

Les joueurs français privés de soutien, donc, mais aussi peut-être de la pression du public qui souvent les paralyse sur les courts de Roland-Garros.

Protocole sanitaire strict pour participer au tournoi

Au programme des réjouissances : des tests PCR à répétition qui s'ajoutent à un confinement dans l’un des deux hôtels imposés par l’organisation, avec seuls les déplacements au stade et au centre d’entraînement autorisés. Bref, un protocole sanitaire contraignant et dur à vivre pour les joueurs, même si l’enthousiasme de disputer le Grand Chelem parisien l’emporte à l’arrivée. Confirmation avec le .

« De se ballader toujours avec un masque, rester à distance des autres joueurs, surtout de ceux dont on est proche, ce n'est pas quellque chose dont on a l'habitude, confirme le Nîmois Benjamin Bonzi. Après, on sait tous que c'est le prix à payer pour faire le tournoi. Ici, on est obligé de faire hôtel-club et club-hôtel. on se lave tout le temps les mains, on a le masque en permanence, il faut faire attention... Mais c'est sûr que c'est pas les conditions dont on rêve pour jouer les Grands Chelems. Mais quand on rentre sur le terrain, on voit bien que ça compte. »

Pour avoir été positifs ou cas contact, 6 joueurs se sont vu interdire de participer aux qualifications cette semaine.

Nouveau toit

Tout ceci vient éclipser la grande nouveauté de ce Roland-Garros 2020 : le toit rétractable qui couvre désormais le court Central Philippe Chatrier. Roland-Garros était le dernier des 4 Grands Chelem à ne pas en être équipé. Son statut s'en trouvait fragilisé. Désormais ce toit va permettre de finir les parties entamées malgré la pluie et l’obscurité puisque le Central sera éclairé. D’autant plus précieux en cette période automnale souvent fraîche et humide.

Bref, un tournoi vraiment inhabituel, susceptible de créer un suspense, confisqué quasiment chaque année depuis 2005 par un certain Rafael Nadal. L’Espagnol va viser cette année son 13e sacre Porte d'Auteuil. Premières balles ce dimanche 27 septembre à Roland Garros.

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