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Basket NBA: LeBron James, un roi en quête de nouvelle consécration

Le basketteur NBA LeBron James.
Le basketteur NBA LeBron James. Kim Klement-USA TODAY Sports
5 mn

Les Lakers de Los Angeles entament la finale du championnat nord-américain de basket-ball (NBA) face au Heat de Miami dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2020. Pour leur leader, LeBron James, en quête d’un quatrième titre, il s’agit aussi de rentrer un peu plus dans la légende de son sport.

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LeBron James est-il le meilleur basketteur de tous les temps ? La question revient immanquablement depuis quelques années. Et les réponses de ses partisans et de ses détracteurs sont généralement loin d’être calmes. Surtout depuis la sortie en avril-mai 2020 de The Last Dance. Un documentaire qui a rappelé à quel point Michael Jordan avait bouleversé l’histoire du basket-ball et du sport en général.

Pas un seul jour ne se passe sans que LeBron James ne soit comparé notamment à Michael Jordan, une de ses idoles. Les partisans de l’ex-icône des Bulls de Chicago mettent généralement en avant deux arguments pour contester le statut de « GOAT » (Greatest of all time, « plus grand de tous les temps » en anglais) de LeBron James : son manque d’instinct du tueur sur les parquets et son (faible) nombre de titres NBA remportés.

Un débat stérile ?

Depuis ses débuts dans la ligue nord-américaine de basket-ball en 2003, l’actuel superstar des Lakers de Los Angeles n’a certes été sacrée champion NBA « que » trois fois. Et il a échoué six fois en finales. Un palmarès collectif loin de celui de Michael Jordan (6 titres en six finales), de Kareem Abdul-Jabbar (6), de Magic Johnson (5), de Kobe Bryant (5) ou du record (11) détenu par Bill Russell.

Mais comparer ces légendes du basket « est un peu stérile », expliquait récemment à RFI le consultant George Eddy. « Chaque star qui a dominé son époque mérite autant d’être en haut de la montagne que Jordan. Bill Russell, avec 11 titres en 13 saisons, est loin devant Jordan au niveau du nombre de sacres. Jordan, qui a gagné 6 titres en étant élu six fois meilleur joueur de la finale, me paraît quand même légèrement plus fort que LeBron James qui n’a gagné que trois titres et neuf finales. À la limite, vous comparez ce que vous voulez ».

Face au Heat de Miami, l’équipe avec laquelle il a décroché ses deux premiers titres NBA (2012 et 2013) avant d’en ajouter un autre avec les Cavaliers de Cleveland (2016), l’enjeu est pourtant de taille : gagner une quatrième bague de champions, devenir l’un des très rares joueurs à avoir été au sommet de la ligue avec trois équipes différentes. Bref, de quoi alimenter un peu plus sa légende.

Un joueur hors du commun

Car, en termes de jeu, personne n’ose plus contester le fait que LeBron James est un basketteur hors du commun. Parfait mélange de puissance, de vitesse et d’habileté, celui qu’on surnomme « King James » est ainsi capable d’évoluer aux cinq postes du basket-ball. Cette saison, il a par exemple souvent officié en tant que meneur de jeu, position généralement occupée par des joueurs beaucoup plus petits que lui.

Capable de marquer, passer, défendre, LeBron James fait presque figure de joueur idéal, du haut de ses 204 centièmes et quelques 113 kilos. Ce que résumait bien son ancien partenaire, le meneur Jason Williams : « Il pourrait être le leader des cinq grandes catégories statistiques [points, passes, rebonds, contres et interceptions, Ndlr] s’il le voulait, et Jordan n’aurait jamais pu faire ça ! LeBron a le corps parfait, l’intelligence et le talent naturel pour jouer au basket. Si tu fabriques un joueur de basket, tu vas prendre son corps, son intelligence, et ses capacités balle en mains. »

Au cours de ses 17 saisons dans la ligue, LeBron James a en outre ajouté deux armes supplémentaires à sa panoplie. Tout d’abord, une intelligence de jeu qui lui faisait défaut lors de son passage direct du lycée à la NBA, en 2003. Et ensuite, un véritable charisme.

Un leader charismatique

Alors que Michael Jordan ou Kobe Bryant n’hésitaient pas à maltraiter leurs partenaires, LeBron James privilégie, lui, le fait de mettre en lumière ses coéquipiers. Surtout lorsque cela s’avère nécessaire. Cela lui a particulièrement réussi cette saison avec un Anthony Davis auquel il a laissé le statut d’arme offensive numéro une des Lakers.

Hors des parquets, LeBron James se signale également par un activisme sociale et politique qui en fait une personnalité très écoutée. « LBJ » n’hésite ainsi jamais à s’en prendre à Donald Trump. Le président des États-Unis le lui rend d’ailleurs bien. Sur la radio Fox Sports, Trump avait d'ailleurs été invité à se prononcer sur le débat Jordan-James : « Eh bien, j’ai vu joué les deux. Michael Jordan l’était [le meilleur joueur, Ndlr]. Et puis, il ne faisait pas de politique alors les gens l’aimaient davantage. » Voilà une analyse qui ne risque pas d’affecter beaucoup LeBron James. Malgré son égo surdimensionné et son besoin de marquer l’histoire, l’intéressé a souvent dit que « le succès de l'équipe est toujours la chose n°1 ».

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