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Rugby/Élection à la FFR: Bernard Laporte va-t-il transformer son nouvel essai?

Le patron du rugby français, Bernard Laporte.
Le patron du rugby français, Bernard Laporte. ALAIN JOCARD / AFP
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Ancien secrétaire d’État aux Sports, Bernard Laporte pourrait rempiler pour un deuxième mandat à la tête de la Fédération française de rugby. Après une fin de campagne qui a largement défrayé la chronique, le vote électronique a démarré ce vendredi 2 octobre. Le scrutin se tient jusqu’à demain midi et les clubs sont appelés à s’exprimer.

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Florian Grill, à la tête de la Ligue Ile-de-France de rugby, va-t-il renverser Bernard Laporte ? Le challengeur va-t-il stopper l’ancien sélectionneur de Bleus, qui séduit les puissants, et qui a même eu droit à sa marionnette aux Guignols ?

Nuit entière en garde à vue

Car le fait le plus marquant de cette fin de course à la présidence reste la garde à vue de Bernard Laporte le 22 septembre dernier. Le natif de Rodez, à la gouaille légendaire, soupçonné d'avoir usé de son influence en faveur de Montpellier, le club de Mohed Altrad, par ailleurs sponsor des Bleus, a été entendu pendant deux jours par la Brigade de répression de la délinquance économique. A-t-il favorisé Montpellier (Top 14) en intervenant auprès de la commission d'appel de la FFR pour faire diminuer des sanctions contre le club, fin juin 2017 ?

« Jamais on ne sera allé aussi loin pour tenter de me décourager », a estimé Laporte, 56 ans, dans un message posté sur ses comptes Facebook et Twitter, le 28 septembre. L’Aveyronnais s'est toujours défendu, même s'il a reconnu avoir téléphoné le 30 juin 2017 au président de la commission, Jean-Daniel Simonet.

« Cette déferlante n'aura été que médiatique. À moins de dix jours de notre échéance, je suis légitime à me poser la question de l'opportunité. À qui pouvait profiter la tempête ? Ayant désormais connaissance des axes de l'enquête, je suis plus que jamais serein », a commenté l’ancien demi de mêlée qui souhaite féminiser la pratique et les instances. Le président actuel de la FFR a pour ambition d’organiser la Coupe du monde féminine de rugby 2025.

Car l’ancien entraîneur du Stade français est un séducteur. Le patron du Stade français, Max Guazzini, succombe à l’époque au charme de ce Rastignac qui lui rapporte le titre de champion de France en 1998.

Un séducteur surnommé « Bernie le dingue »

Depuis son passage au gouvernement sous Nicolas Sakozy, l’ancien agent France Télécom, surnommé « Bernie le dingue », navigue habilement entre les lignes. Rien ne l’arrête. Comme le jour où à la fin d’un discours officiel comme Secrétaire d’État aux sports il lance : « Je tenais à vous dire que je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati .»

Durant son premier mandat, Bernard Laporte a décroché l’organisation du Mondial 2023 en France alors que World Rugby était en faveur de l’Afrique du Sud. Christophe Dominici, ancien joueur international français, louait « un homme capable de bouger des montagnes ». Dans l’adversité comme dans une mêlée, Laporte pousse très fort.

Désormais, Bernard Laporte promet aux clubs amateurs que la FFR sera « toujours là » pour eux, face à « deux-trois ans très, très difficiles » à venir à cause du Covid-19. L’ex-entraîneur, qui n'a jamais été international, mais qui a remporté quatre tournois des Six nations avec le XV de France comme sélectionneur, a le ballon ovale dans la peau. Et jusqu’à présent, Laporte, à l'accent chantant, a toujours plaqué ses différents adversaires.

Homme d'affaires, homme de réseaux, Bernard Laporte avait annoncé briguer un second mandat de président de la Fédération en 2020 alors qu’il n’avait même pas bouclé sa première année. Pari réussi ?

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