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Bernard Laporte réélu de justesse président de la Fédération française de rugby

Le président réélu de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte.
Le président réélu de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte. Reuters/Paul Childs
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La liste menée par l'ancien sélectionneur (2004-2007) et ex-secrétaire d'État aux Sports (2007-2009) a raflé la majorité des 40 sièges du nouveau comité directeur.

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Il voulait « continuer et transformer l'essai », ce fut juste mais il a été entendu: Bernard Laporte a été réélu président de la Fédération française de rugby (FFR), samedi à Marcoussis, devançant d'une courte tête son opposant Florian Grill.

Au terme d'une campagne houleuse, marquée par des échanges d'amabilités et une garde à vue pour Bernard Laporte dans une enquête pour favoritisme, sa liste a recueilli 51,47% des voix de l'assemblée générale élective, devant celle d'opposition, menée par le président de la ligue régionale d'Ile-de-France (48,53%).

« Etre élu sur des promesses est une chose, être réélu sur un bilan en est une autre », a expliqué l'ex-coach de Toulon et du Stade français après sa victoire. « Les clubs n'ont pas été dupes. La démocratie a parlé. Je serai le président de tous les clubs. »

Ce succès de Laporte est venu couronner sa stratégie, au plus près des clubs durant la crise sanitaire puis économique: dès la fin du mois de mars, le président de la FFR a ainsi annoncé une aide de 35 millions d'euros pour « soulager » les quelque 1 900 associations membres.

En 2016, lorsqu'il avait battu le président sortant Pierre Camou (2008-2016) et l'ancien secrétaire général Alain Doucet (2001-2016), Laporte était parti tôt, battant le pavé plus d'un an avant le vote.

Cette fois, il attendu le mois de juillet. « Avec ce que nous avons vécu, il fallait être à la tâche, chez les clubs. Avec le plan de relance, c'était beaucoup, beaucoup de travail, beaucoup beaucoup, de visioconférences », avait-il expliqué au moment de l'annonce de sa candidature, au mois de juillet.

Campagne houleuse

Au total, sa campagne aura duré 40 jours pour 28 meetings. Suffisant pour convaincre la majorité des votants. Le tout dans une ambiance lourde avec des attaques médiatiques, venues des deux camps.

Les déboires judiciaires de Laporte n'ont donc pas incité les clubs à lui tourner le dos. Entendu par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) et placé en garde à vue à dix jours de l'élection, il est notamment soupçonné d'avoir favorisé le club de Montpellier en intervenant auprès de la commission d'appel de

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