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Bleues: accrochées en Autriche, la France et Diacre ne dissipent pas les doutes

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Wiener Neustadt (Autriche) (AFP)

Un premier accroc qui tombe mal: l'équipe de France féminine a calé en Autriche mardi (0-0), retardant sa qualification pour l'Euro-2022, dans le duel au sommet des éliminatoires, au terme d'un rassemblement agité pour Corinne Diacre, dont les choix risquent à nouveau d'être questionnés.

La sélectionneuse a commencé sa période internationale par un choix fort mais décrié: la non-convocation de la capitaine Amandine Henry. Elle la termine par un match nul frustrant face à la 22e nation mondiale. Entretemps, elle aura vécu une semaine d'isolement pour Covid-19, et elle aura dû gérer à distance les réactions de certaines Lyonnaises, choquées par l'absence d'Henry, leur coéquipière à l'OL.

Bref, le mois d'octobre devra rapidement être oublié du côté de l'ancienne coach de Clermont (Ligue 2), même si la large victoire de vendredi contre la Macédoine du Nord (11-0) aura fait figure d'heureuse parenthèse.

Au classement, il n'y a toutefois rien d'alarmant: la France reste coleader de son groupe à égalité avec l'Autriche, et une victoire contre ces mêmes Autrichiennes le 27 novembre à Guingamp lui suffirait pour valider son ticket pour le Championnat d'Europe.

Mais Diacre risque de faire face à de nouveaux questionnements dans cette période de frictions, symbolisée en septembre par la mise en retrait volontaire de la gardienne Sarah Bouhaddi et en octobre par "l'affaire Henry".

Et à la différence de ces dernières semaines, elle ne pourra plus autant mettre en avant les "résultats" irréprochables de l'équipe pour justifier ses choix, après ce premier faux-pas en six journées de qualifications à l'Euro-2022.

- L'Autriche a tenu -

Elle pourra tout de même mettre en avant la nette domination de ses joueuses mardi soir dans le petit mais récent stade de Wiener Neustadt, à une cinquantaine de kilomètres de Vienne, où elles ont échoué à faire trembler une rugueuse défense autrichienne.

Les joueuses et leur patronne avaient bien prévenu qu'il serait compliqué de passer 11 buts à la 22e nation mondiale, d'autant plus que celle-ci attendait depuis six mois de pouvoir rejouer devant son public, venu à plusieurs centaines (650 précisément) malgré les sept ou huit degrés affichés par le thermomètre et les restrictions en vigueur dans une Autriche qui comptait lundi 10 fois moins de nouveaux cas de Covid-19 qu'en France.

L'Autriche était remontée, en effet, et cela a posé des problèmes aux Bleues pendant une grosse vingtaine de minutes, celles-ci se faisant même une petite frayeur sur un ballon en retrait à la gardienne Pauline Peyraud-Magnin (17e), irréprochable par ailleurs.

- Renard n'a pas suffi -

Et même lorsque les Françaises se sont mises à dominer, cela n'a pas suffi, à l'image de l'arrêt exceptionnel de la gardienne Manuela Zinsberger devant la tête à bout portant d'Aïssatou Tounkara (40e), bien servie par Wendie Renard.

Cette dernière fêtait mardi sa 121e sélection - autant que Corinne Diacre ! - au terme d'une dizaine de jours très tendue la concernant, entre ses remarques interloquées suite à la non-sélection de sa coéquipière Henry et sa mise sur le banc vendredi, sans autre explication qu'un "choix du moment" de la part de Diacre.

Elle a finalement récupéré la confiance de la technicienne, qui l'a titularisée, au contraire d'Amel Majri (entrée en jeu pour un quart d'heure), l'autre Lyonnaise ayant réagi à "l'affaire Henry" en évoquant des "tensions" autour des Bleues.

Mais si la présence de Renard a insufflé un peu de sérénité à la défense des Bleues, cela n'a pas suffi à les faire marquer, même si Viviane Asseyi a failli inscrire d'une bicyclette magique le but le plus beau de sa carrière (22e) et Kadidiatou Diani l'un de ses plus malins, d'une talonnade bien anticipée par Zinsberger (24e).

Renard s'est elle aussi créé une belle occasion de la tête en seconde période (56e) avant une fin de match irrespirable, avec une tête au-dessus d'Elisa De Almeida (85e) et un dernier coup franc de Delphine Cascarino. Insuffisant pour faire mouche et aller chercher une victoire qui aurait apaisé le groupe France. L'apaisement, désormais, attendra le match retour.

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