Accéder au contenu principal

Ligue des champions: le PSG en déplacement sous tension en Turquie

Le PSG rendant hommage à Samuel Paty lors de la réception de Dijon, le 24 octobre 2020.
Le PSG rendant hommage à Samuel Paty lors de la réception de Dijon, le 24 octobre 2020. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Battu par Manchester United (2-1) lors de la première journée de la Ligue des champions, le Paris SG se déplace à Istanbul pour se relancer face Basaksehir mercredi 28 octobre à 20h (21h, heure de Paris). Le tout dans un contexte marqué par les tensions diplomatiques entre la Turquie et la France.

Publicité

Victoire obligatoire en terrain hostile : après son raté inaugural, le Paris SG doit rebondir en Ligue des champions chez le Basaksehir Istanbul, au stade Fatih-Terim à huis clos à cause de la crise sanitaire. Mais la rencontre disputée entre les Parisiens et un club réputé proche du président Recep Tayyip Erdogan intervient dans un climat tendu.

Le président turc a appelé lundi au boycott des produits français, accusant son homologue français Emmanuel Macron d'être hostile à l'islam, après que ce dernier eut défendu la liberté de caricaturer le prophète Mahomet lors d'un hommage national à Samuel Paty, un professeur décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour avoir montré de telles représentations en classe.

Un nouvel épisode de l'escalade actuelle des tensions entre la Turquie et la France, dont les relations s'étaient déjà dégradées en raison de désaccords liés à la Syrie, la Libye et la Méditerranée orientale, alors que l'ambassadeur français à Ankara a été rappelé samedi dernier pour consultations.

« Le Basaksehir devrait boycotter les buts du PSG… »

Quand Recep Tayyip Erdogan a appelé à boycotter toutes les marques françaises, beaucoup de passionnés de football en Turquie ont aussitôt pensé au match entre le Basaksehir et le Paris Saint-Germain, rapporte la correspondante de RFI à Istanbul, Anne Andlauer. Et certains sont allés l’écrire sur les réseaux sociaux, dans des messages où la frontière entre plaisanterie et propos sérieux n’est pas toujours très claire. « Je boycotte la France en misant sur le Basaksehir », annonce sur Twitter un amateur de paris sportifs. « Le boycott des produits français devrait commencer avec le Basaksehir. Qu’il renonce au match contre le PSG, pour que le monde entier voie que nous sommes sérieux », propose un autre internaute turc. « Le Basaksehir devrait boycotter les buts du PSG », se moque un autre, qui apparemment ne soutient pas le club stambouliote.

Bien conscients du climat tendu entre les deux pays, les dirigeants du Basaksehir ont tenu à rassurer les Parisiens avant la rencontre. « Le PSG et Monsieur Nasser sont des amis », a fait savoir le dirigeant du club, Göksel Gümüsdag, en référence au président qatari du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi.

Paris, une victoire ou rien

Sur le terrain, sportivement, le fossé est béant entre le Basaksehir, néophyte absolu en Ligue des champions, et le Paris SG, finaliste de la dernière édition. De quoi mettre la pression sur l'entraîneur parisien Thomas Tuchel et ses joueurs, pour qui l'échec à Istanbul est interdit. Les Parisiens restent en effet sur une entrée en matière manquée mardi dernier à domicile face à Manchester United (défaite 2-1), loin du visage qu'ils avaient montré en août pour se hisser en finale de la C1, vaincus seulement par l'intouchable Bayern Munich (1-0).  Tout autre résultat qu'un succès laisserait l'opportunité d'accentuer leur avance aux concurrents du groupe H, Manchester United et Leipzig, qui s'affrontent mercredi (21H00) en Angleterre.

 À lire aussi : Turquie: Recep Tayyip Erdogan met en question «la santé mentale» d'Emmanuel Macron

Pour le Basaksehir, champion de Turquie qui a raté ses débuts dans la grande coupe d'Europe avec une défaite 2-0 à Leipzig, prendre au moins un point contre le PSG est une question d'honneur.

Cette équipe d'un quartier périphérique récent d'Istanbul a connu une ascension fulgurante en quelques années, aidée par l'apport financier de ses propriétaires, des entreprises proches du pouvoir.

Elle compte parmi ses rangs quelques anciens du Championnat de France comme Enzo Crivelli, passé par Bordeaux, Bastia, Angers et Caen, ou l'ex-Lyonnais Rafael.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.