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Au Japon, une publicité de Nike contre le racisme critiquée sur les réseaux sociaux

La Japonaise Naomi Osaka, en février 2020 pendant un match de Fed Cup à Carthagène, en Espagne.
La Japonaise Naomi Osaka, en février 2020 pendant un match de Fed Cup à Carthagène, en Espagne. AFP/Archives
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Japon, une vidéo publicitaire de Nike évoquant le racisme et le harcèlement au pays du Soleil-Levant suscite une polémique sur les réseaux sociaux. Certains appellent même au boycott de la marque sportive américaine.

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C’est un film vidéo de deux minutes, posté lundi 1er décembre par le sponsor de la championne de tennis métisse nippo-haïtienne Naomi Osaka, qui fait polémique. Il a dépassé, ce mercredi, les 14 millions de vues. Intitulée « Continuer à bouger : soi-même, l'avenir », la vidéo montre trois adolescentes, harcelées à l'école à cause de leurs origines ou de leurs différences, prendre confiance en elles grâce à leurs prouesses sportives, ballon de football au pied.

Seulement 2% d'immigrés au Japon

La vidéo a suscité des opinions très partagées également sur YouTube où elle avait reçu, mercredi, plus de 50 000 pouces levés (« J'aime ») et 30 000 pouces baissés (« Je n'aime pas »), beaucoup de ses détracteurs accusant Nike d'être anti-japonais.

Malgré un nombre de mariages mixtes en augmentation, les préjugés raciaux restent vifs au Japon vis-à-vis des enfants métis, appelés « hafu » (de l'anglais « half » ou moitié) dans l'archipel. La Japonaise métisse Ariana Miyamoto, née d'une mère japonaise et d'un père afro-américain, élue Miss Japon 2015, avait ainsi subi des déluges d'injures sur les réseaux sociaux. Dans un pays qui compte seulement 2% d'immigrés dans sa population, son élection avait fait jaser.

Naomi Osaka, en faveur du mouvement Black Lives Matter

Une scène de la vidéo de Nike montre une jeune fille vêtue d'un costume traditionnel coréen dévisagée par des passants et, dans une autre, une adolescente dont le père est noir entourée par ses camarades d'école qui lui touchent les cheveux.

Naomi Osaka, née au Japon d'une mère japonaise et d'un père haïtien, fait une apparition dans le clip, sur le smartphone d'une des jeunes filles. La championne de tennis, qui a pris position cet été en faveur du mouvement Black Lives Matter, a porté sur ses masques les noms de victimes noires de la brutalité policière aux États-Unis, alors qu'elle se hissait au sommet du tableau de l'US Open cette année.

Plusieurs athlètes métis comme Naomi Osaka ou le basketteur évoluant en NBA, Rui Hachimura, ont accédé à la notoriété au Japon ces dernières années.

Mais Naomi Osaka a dû faire face à un manque de sensibilité raciale au Japon, dont elle espère porter les couleurs aux Jeux olympiques de Tokyo l'été prochain. L'an dernier, la société japonaise de nouilles instantanées Nissi avait dû retirer un dessin animé publicitaire la mettant en scène après avoir été accusée de lui blanchir sciemment la peau.

(Avec AFP)

 

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