Cyclisme: décès de Francis Ducreux, organisateur de plusieurs tours sur le continent africain

Francis Ducreux, organisateur de plusieurs tours cyclistes en Afrique est décédé ce samedi 1er mai.
Francis Ducreux, organisateur de plusieurs tours cyclistes en Afrique est décédé ce samedi 1er mai. © francis Ducreux

Francis Ducreux, coureur cycliste français professionnel de 1968 à 1973, est décédé ce samedi 1er mai à Ouagadougou au Burkina Faso. Depuis plusieurs décennies, il était connu pour être un infatigable organisateur de courses cyclistes sur le continent africain avec notamment le Tour du Burkina Faso. 

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C’est une nouvelle qui devrait toucher tous les amoureux du cyclisme sur le continent africain. Francis Ducreux, qui organisait notamment le Tour du Burkina Faso, s’est éteint chez lui ce samedi 1er mai à Ougadougou. Selon son entourage, il ne s’est pas réveillé de sa sieste. Il avait 76 ans.

Ancien coureur cycliste professionnel de 1968 à 1973, qui a notamment participé au Tour de France, Francis Ducreux était un personnage haut en couleurs dans le monde du cyclisme africain. Avant de commencer à organiser des courses plus particulièrement en Afrique de l’Ouest, Francis Ducreux avait été en charge du Tour de Corse dans les années 70.

Amoureux inconditionnel du Burkina Faso

Arrivé en 1980 sur le continent africain, Francis Ducreux a notamment travaillé à l’organisation du Tour du Faso, du Togo, de Madagascar, du Bénin, de Guinée, Tour du Niger ou encore de RDC.

Né 1945 à Pont-Audemer en Normandie, Francis Ducreux préparait actuellement la prochaine organisation du Tour du Faso qui devrait avoir lieu en octobre.

« C’était un ami, mon ami », raconte Frédéric Gassmann, ancien chef du service des sports de RFI. « Je le connaissais depuis 1998. À l’époque, il m’avait invité pour suivre le Tour du Burkina Faso. Fidèle auditeur de notre antenne, il voulait entendre parler de cyclisme africain sur nos ondes. Il avait la capacité de convaincre et dernièrement, il avait eu l’idée de relancer le Tour de Djibouti. Il s’occupait de tout, il était infatigable, c’était un pionnier ».  

« C’était quelqu’un de très jovial. Un vrai passionné de cyclisme africain. Il a pas mal bourlingué sur le continent. Il était très dynamique. Le Burkina Faso, c’était son pays. Il n’avait pas la nationalité, mais il est toujours resté à Ouagadougou. Il voulait organiser des épreuves régionales pour que les cyclistes africains puissent prendre part aux courses », nous confie Laurent Bezault, notamment responsable du continent africain pour l'Union cycliste internationale.

« Je suis allé le voir chez lui il n’y a pas si longtemps. Les mots me maquent car il a fait tellement de choses pour moi et pour le cyclisme africain. C’était un vrai "papa". Il avait l’habitude d’aller frapper à toutes les portes pour obtenir des sponsors, je me demande comment cela va se passer maintenant », témoigne au micro de RFI le coureur burkinabè Abdoul Aziz Nikiéma, vainqueur du Tour du Faso en 2013.

En 2013, pour le 10e Tour de Madagascar, Francis Ducreux disait : « C’est un livre que je pourrais écrire sur cette épreuve. » Malheureusement, il n’aura plus l’occasion de raconter quarante années de travail sur le continent africain au service de la « Petite Reine ».


Propos de Frédéric Gassmann recueillis par Eric Mamruth

Propos de Abdoul Aziz Nikiéma recueillis par Martin Guez

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