MMA: la Française Manon Fiorot veut «passer un cap» à l'UFC

La Française Manon Fiorot.
La Française Manon Fiorot. © Courtesy of UFC

Après sa victoire nette le 20 janvier pour ses débuts à l'Ultimate Fighting Championship (UFC) contre Victoria Leonardo, Manon Fiorot remonte dans l'octogone le 5 juin 2021 à Las Vegas. La combattante française poids mouche va affronter l'Ukrainienne Maryna Moroz. À rfi.fr, elle se livre sur la confiance qui l'habite et sur les hautes ambitions qu'elle nourrit.

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RFI : Manon Fiorot, comment vous sentez-vous, à quatre semaines de votre deuxième combat à l'UFC ?

Manon Fiorot : Très bien. La programmation s'est très bien passée, la perte de poids aussi. Tout va bien, je suis même un peu en avance. Il reste deux semaines avant le départ. On finit les derniers entraînements. Toute la préparation s'est super bien passée.

Savez-vous où aura lieu ce combat ?

Oui, ce sera à Las Vegas, à l'UFC Apex.

Est-ce particulier, pour vous, de combattre à Las Vegas ?

Oui, dans la vie d'un fighter (sic), c'est important d'avoir combattu au moins une fois là-bas ! Je suis contente.

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Vous allez affronter l'Ukrainienne Maryna Moroz. Que savez-vous de cette adversaire ?

Déjà, elle vient d'une grosse équipe. Elle s'entraîne à l'American Top Team [la même équipe que la Brésilienne Amanda Nunes et que l'Américain Dustin Poirier notamment, ndlr]. Après, ce qu'il y a d'intéressant pour moi, c'est qu'elle vient de la catégorie des 52 kilos à la base [les poids paille, ndlr]. Forcément, elle n'aura pas ma puissance et ma force. C'est un avantage pour moi. On sait aussi que c'est une boxeuse, elle est forte en boxe anglaise. Et elle n'est pas trop mal en grappling.

Elle a plus d'expérience que vous à l'UFC. Est-ce que ça peut jouer en sa faveur ?

Je ne pense pas. Pour moi, ce sera un bon test en tout cas. Beaucoup de personnes vont regarder ce combat. Si je le remporte, cela va me permettre vraiment de passer un cap dans ma carrière.

Vous avez gagné vos quatre derniers combats par KO technique. Avez-vous l'impression que c'est ce que l'on attend systématiquement de vous : que vous combattiez de manière spectaculaire pour gagner avant la fin du combat ?

C'est encore le plan pour ce combat ! Le but est de le finir avant la limite.

Si vous la battez, pourra-t-on considérer que ce sera la dernière étape avant un combat face à une combattante classée dans le top 15 ?

Oui, je pense que si je réussis ce combat avec la manière, je vais sûrement demander à affronter une fille du top 15, voire du top 10.

Ce combat sera votre deuxième de l'année 2021. Combien d'autres espérez-vous en faire, si celui-ci se passe bien ?

Si celui-ci se passe bien, j'aimerais bien en faire un en septembre-octobre.

Votre dernier combat en janvier a suscité une forte attention médiatique. Avez-vous l'impression d'avoir changé de dimension depuis que vous êtes à l'UFC ?

Oui. Forcément, avec l'UFC, on est beaucoup plus mis en avant et on a beaucoup plus de visibilité à travers les médias, tout ça. C'est très bien, en tant que combattante.

Est-ce agréable, de susciter autant d'intérêt, ou préférez-vous ne pas trop faire attention à tout ça ?

Non, c'est agréable. Après, je n'y fais pas spécialement attention pour l'instant. Mais ça me motive pour les futurs combats.

Quand vous voyez l'OGC Nice, le club de football de votre ville, vous consacrer un sujet, cela vous donne l'impression d'être vraiment une athlète française en vue en ce moment ?

Carrément ! Ça fait vraiment plaisir. Ça donne envie d'aller encore plus haut !

Ce prochain combat, comment le voyez-vous ?

KO au deuxième ou troisième round. Toujours pareil, KO (rires) !

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