Reportage

Jeux olympiques: le foot féminin donne le coup d’envoi des JO à Tokyo

La Suédoise Stina Blackstenius fête son but face aux Etats-Unis (3-0), en tournoi de football des Jeux olympiques de Tokyo 2021.
La Suédoise Stina Blackstenius fête son but face aux Etats-Unis (3-0), en tournoi de football des Jeux olympiques de Tokyo 2021. AP - Ricardo Mazalan

Les Jeux olympiques ont débuté ce 21 juillet à Fukushima avec un match de softball entre Japonaises et Australiennes. À Tokyo, ils ont toutefois démarré avec les rencontres Suède-États-Unis et Australie-Nouvelle-Zélande en football féminin. Deux rencontres qui ont donné le ton de ces JO 2021 : du haut-niveau, mais à huis-clos…

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De notre envoyé spécial à Tokyo,

Suède-États-Unis, c’est un match de choc en football féminin. Ce pourrait même être l’affiche d’une finale de Coupe du monde. Mais ce 21 juillet, la confrontation entre les championnes du monde américaines et des Suédoises médaillées d’argent aux JO 2016 a surtout viré à la surprise. Les Scandinaves se sont imposées en effet 3-0 au Tokyo Stadium, dans le groupe G. « C’est une grosse satisfaction, sourit l’attaquante Kosovare Asllani. Et c’est un coup de boost pour notre confiance. Nous croyons beaucoup en notre équipe ».

Cette victoire a par ailleurs donné le coup d’envoi des épreuves olympiques dans la capitale japonaise. Des parties de softball ont certes eu lieu un plus tôt à Fukushima, à 300 km au nord-est de là. Mais cette rencontre, elle, a lancé les Jeux à Tokyo. Pour Kosovare Asllani, remporter ce match est donc d’autant plus plaisir. « Les gens, ici à Tokyo et au village olympique, ont été géniaux avec nous, savoure l’attaquante du Real Madrid. En plus, jouer le match d’ouverture des Jeux olympiques dans Tokyo, face aux championnes du monde, on peut difficilement faire mieux ».

Un huis-clos vite oublié

Gros bémol toutefois pour Kosovare Asllani et les autres actrices de cette rencontre : l’absence de spectateurs, à cause de la pandémie de Covid-19. Des tribunes, on peut ainsi entendre la superstar américaine Megan Rapinoe taper dans ses mains pour remonter le moral de ses partenaires. « C’est forcément différent sans fans, déplore la défenseure américaine Crystal Dunn. N’importe quel athlète présent à ces Jeux sait que les fans nous apportent de l’énergie. Mais nous comprenons parfaitement pourquoi il n’y a pas de spectateurs durant ce tournoi. Et nous avons déjà joué dans ces conditions ».

Des conditions qui n’ont visiblement pas davantage perturbé les Australiennes. Elles ont gagné 2-1 une confrontation quelque peu  symbolique face aux Néo-Zélandaises. Australie et Nouvelle-Zélande coorganiseront en effet la prochaine Coupe du monde féminine, en 2023.

Une soirée donc doublement belle pour l’Australie qui s’était vue attribuer un peu plus tôt l’organisation des Jeux olympiques 2032. « Nous avons appris cette très bonne nouvelle en nous rendant à ce match », raconte la défenseure Clare Polkinghorne, native de Brisbane. « C’est une belle ville. Je suis heureuse parce que le monde entier va pouvoir s’en rendre compte. Je suis vraiment super contente qu’on ait les Jeux là-bas », conclut-elle.

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