RFI TALENT

JB Moundélé : le sax mandingue

Blanc de peau mais noir de cœur, JB Moundélé signe aujourd’hui son premier album sous son nom. Intitulé Fanka Bi Na, cet opus rend hommage au continent africain. Accompagné de griotes guinéennes, le saxophoniste de Tiken Jah Fakoly offre un registre aux couleurs jazz mandingue.

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Tout en sillonnant l’Afrique et le monde depuis dix ans aux côtés de Tiken Jah Fakoly, JB Moundélé a décidé de faire résonner son saxophone à travers d’autres contrées musicales. Son premier album solo, intitulé Fanka Bi Na («J’ai la force», en malinké), conserve tout de même de belles couleurs africaines : on pourrait l’estampiller jazz mandingue.

Auteur, compositeur et producteur, JB baigne depuis longtemps dans les sons afro, jazz, funk et électro. Un bagage qui lui permet d’offrir une palette sonore arc-en-ciel. Pour ce nouvel opus, le saxophoniste s’est entouré d’une belle lignée d’artistes africains qu’il a croisés lors de ses tournées. L’aventurier a réalisé cet enregistrement grâce à son petit studio mobile : un minimum de matériel mais beaucoup de cœur. Car le musicien est un homme de partage.

Français d’origine polonaise, il achète son premier sax à l’âge de 18 ans. « Lorsque j’étais jeune, je vouais un véritable amour au saxophone, mais je ne pensais pas en faire un jour mon métier », précise cet instrumentiste, modeste malgré le talent et les grands qu’il côtoie. Après une formation dans des écoles de jazz à Salon-de-Provence puis Paris, JB Moundélé commence à tourner et enregistre notamment avec les Raoul Petite (doyen des groupes rock français).
Mais l’appel du large est le plus fort ! Après un détour par New York en 1992, « le frenchy » succombe à la musique africaine. C’est le début de nombreuses collaborations et expériences avec, entre autres, Gino Sitson, Extra Musica, Beta Simon, Ismaël Isaac…

Parmi les invités de Fanka Bi Na, on trouve, entre autres, Dagno Sidibé, choriste de la diva malienne Oumou Sangaré ; Hadja Kouyaté, grande voix guinéenne ayant contribué au succès de Fred Galliano ; Adama Candé, balafoniste de Mory Kanté, ou encore Harouna Samaké, qui accompagne avec son n’goni Salif Keïta. Bref, des pointures pétries des cultures griotiques qui donnent à la musique de JB un groove à la fois traditionnel et contemporain. Un authentique métissage sonore, tout simplement dicté par les rencontres et l’inspiration...

Côté textes – chantés en malinké, bambara et bété –, la plupart des titres proposent des réflexions sur le continent africain, un territoire trop exploité mais doté d’une incroyable richesse économique et surtout humaine. Pour JB Moundélé, c’est un hommage à cette terre qui lui a donné, appris et apporté l’espoir, la compassion, la force et la grâce...

Avec cette première aventure sous son nom, JB Moundélé s’affirme comme un soliste aux ressources intarissables grâce à son sax sans frontières… Ne serait-il pas sur les traces d’un certain... Manu Dibango ?
 

Album Fanka Bi Na
Buda musique / Universal /Coédition Rfi / réf. 2795614
Sortie mars 2012

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