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Mauritanie / Union européenne

Présidentielle en Mauritanie: Biram Dah Abeid inquiet de l’absence d’observateurs étrangers

Le comptage des voix dans un bureau de vote de Nouakchott, pendant l'élection présidentielle, le 21 juin 2014.
Le comptage des voix dans un bureau de vote de Nouakchott, pendant l'élection présidentielle, le 21 juin 2014. AFP PHOTO / SEYLLOU
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Mauritanie, le militant anti esclavagiste, candidat à la présidentielle du 22 juin, Biram Dah Abeid, a rencontré ce jeudi durant trois heures les ambassadeurs de l’Union européenne à Nouakchott. Une rencontre consacrée aux mesures de transparence qui doivent entourer l’organisation de cette élection et le rôle que l’Union européenne pourra jouer en envoyant des observateurs. Mais grosse déception, Biram Dah Abeid a appris des diplomates le refus des autorités mauritaniennes d’accueillir des observateurs étrangers.

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L’Union européenne souhaitait déployer des observateurs en grand nombre sur le territoire mauritanien pour scruter le déroulement des opérations de vote. Mais les autorités ont uniquement accepté à Nouakchott la présence de deux experts pour donner un avis technique après les élections.

Biram Dah Abeid a révélé l’information après sa réunion avec les diplomates européens : « Le refus des autorités mauritaniennes d’accepter les observateurs est un très mauvais signe. Cela corrobore nos inquiétudes sur la mauvaise foi des autorités et leur intention encore de faire un coup d’État électoral contre le peuple mauritanien. »

Dah Abeid, député et candidat antiesclavagiste de la coalition IRA-Sawab, appelle à la tenue d'élections crédibles pour l’intérêt du peuple mauritanien : « Je lance un appel pour que les autorités se ressaisissent à temps et pour qu’elles rectifient, que la Céni [Commission électorale nationale indépendante] rectifie aussi la configuration des bureaux de vote et revoir la constitution des bureaux de vote de leur directeur, de manière à ce que l’impartialité soit de rigueur. »

Selon le porte-parole du gouvernement, les conditions sont réunies pour des élections libres et transparentes et la Mauritanie n’a pas besoin d’observateurs étrangers.

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