Syrie /Etats-Unis

Le New York Times et Twitter piratés par des hackers pro-Assad

@official_SEA16, le compte officiel Twitter de l'Armée électronique syrienne.
@official_SEA16, le compte officiel Twitter de l'Armée électronique syrienne.

Le New York Times, Twitter mais aussi le Huffington Post britannique ont été la cible d'attaques de pirates informatiques pro-Assad, mardi 27 août. Seul le site du New York Times a cessé de fonctionner. L'Armée électronique syrienne qui a revendiqué ces attaques n'en est pas à son coup d'essai. En avril dernier, elle s'attaquait à d'autres médias occidentaux comme le Guardian ou l'agence de presse AP, faisant même chuter la bourse américaine en annonçant un prétendu attentat sur la Maison Blanche. Les pro-Assad affichent donc désormais leur présence sur Internet, un terrain jusque-là occupé par la rébellion syrienne.

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La guerre a déjà commencé sur Internet. Un groupe de pirates pro-Assad a attaqué plusieurs sites et médias occidentaux dans la nuit de mardi 27 août. Le site du New York Times est resté inaccessible pendant plusieurs heures, comme l'explique son rédacteur en chef dans un article relatant les dysfonctionnements liés à l'attaque. Le réseau social Twitter n’a été impacté que sur twimg.com, son service d’images. Les revendications sous forme de provocations ont même précédé les attaques. Le compte Twitter de l’Armée électronique syrienne @official_SEA16 envoie un message « Twitter, are you ready ? ».

La technique utilisée est celle du phishing ou hameçonnage. Elle consiste à prendre l’identité d’une entreprise et d’envoyer en son nom des messages aux utilisateurs leur conseillant de mettre à jour leurs informations personnelles. L’autre technique utilisée est celle de l’attaque dite de « déni de service », qui consiste à saturer les serveurs en les submergeant de demandes de connexion. En l’occurrence c’est Melbourne IT, une société australienne hébergeant et gérant des noms de domaine, qui a servi aux pirates pour prendre le contrôle des sites. La société a d’ailleurs promis de faire toute le lumière sur le piratage dont elle a été, elle aussi, victime.

L'Armée électronique syrienne (SEA) n'en est pas à son coup d'essai. En avril dernier, elle s'attaquait à d'autres médias occidentaux comme le Guardian ou l'agence de presse nord-américaineAP (Associated Press), faisant même chuter la bourse américaine en annonçant un prétendu attentat sur la Maison Blanche. Les pro-Assad occupent donc ostensiblement ce champ de bataille jusque-là occupé par la rébellion syrienne.

Le groupe SEA se serait formé en 2011 au moment des « printemps arabes ». Selon l’un de ses représentants interviewés par le Global Post en mai 2013, l’Armée électronique syrienne défendrait la Syrie et non Bachar el-Assad et aurait comme objectif de combattre les mensonges répandus par les médias occidentaux. Ces cyber-assauts interviennent au moment où Washington, Londres et Paris ne laissent guère de doute sur le scénario très probable et sans doute imminent de frappes aériennes sur Damas.

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