Accéder au contenu principal
Syrie / France

Surveillance informatique en Syrie: une information judiciaire à Paris

Des soldats de l'Armée syrienne libre étudient une carte sur un ordinateur, à Alep. Une société française est accusée d'avoir fournit du matériel de surveillance informatique au régime de Bachar el-Assad.
Des soldats de l'Armée syrienne libre étudient une carte sur un ordinateur, à Alep. Une société française est accusée d'avoir fournit du matériel de surveillance informatique au régime de Bachar el-Assad. REUTERS/Abdalrhman Ismail
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour enquêter sur Qosmos, une PME française soupçonnée d’avoir fourni du matériel de surveillance informatique au régime syrien de Bachar el-Assad. L’entreprise nie ces accusations.

Publicité

La décision du parquet de Paris d’ouvrir une information judiciaire - confiée aux trois magistrats du pôle « crimes contre l’humanité » de Paris - intervient après une enquête préliminaire menée depuis juillet 2012 par les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Paris, suite à une plainte déposée de deux associations de défense des droits de l’homme, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et de la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

→ A (RE)LIRE : Syrie: la contre-offensive des hackers pro-Assad

« C’est une affaire grave : c’est un matériel extrêmement sophistiqué. La société Qosmos est spécialisée dans la fourniture d’appareils qui permettent d’analyser les données numériques qui transitent sur les réseaux internet ou les réseaux de téléphonie mobile », expose Maître Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH. Selon lui, « fournir à un pays tel que la Syrie de Bachar el-Assad ce type de matériel » mène à « une finalité évidente, puisque ce matériel sert à surveiller toutes les communications. Et bien entendu, celles des opposants au régime de Bachar el-Assad. Ensuite, interpeler ces personnes, les emprisonner, les torturer, voire d’avantage. »

→ A (RE)LIRE : La société Amesys soupçonnée de complicité de torture en Libye

L’exportation vers la Syrie de matériel informatique de surveillance a été interdite par l’Union européenne en janvier 2012. « Nous tenons à démentir fermement, comme nous n'avons cessé de le faire, les accusations fausses et calomnieuses dont nous avons fait l'objet depuis plusieurs mois », écrit la société Qosmos dans un communiqué. En 2012, lors du dépôt de plainte de la FIDH et de la LDH, l’entreprise Qosmos avait porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Dans son communiqué, l’entreprise française assure qu’aucun de ses logiciels n’avait jamais été opérationnel en Syrie. A la justice, maintenant, de le vérifier.

Webdocumentaire

Webdocumentaire Syrie, les cyber-soldats

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.