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Internet

Un site internet diffuse des photos de milliers de webcams piratées

Cent vingt-cinq pays sont touchés, au total, par ce piratage massif de webcams.
Cent vingt-cinq pays sont touchés, au total, par ce piratage massif de webcams. ICHIRO

Un site internet, qui serait géré par des Russes, diffuse en direct, depuis plusieurs semaines, les images de webcams publiques ou privées du monde entier. Certaines de ces vidéos dérobées proviennent des dispositifs de surveillance à distance des bébés.

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Du Royaume-Uni aux Etats-Unis en passant par la France, le Pakistan, les Emirats arabes unis ou encore le Brésil, 125 pays sont concernés au total par ce piratage massif de webcams permettant de visionner des entrepôts de magasins, des parkings ou encore des chambres d’enfants en direct sur le Web. Ces images sont diffusées en accès libre sur le site Insecam.com, qui serait géré par des Russes.

Toutefois, le site aurait été enregistré dans un autre territoire offshore sous administration australienne, selon les autorités britanniques qui enquêtent sur l’affaire. Le ou les créateurs du site récusent d’ailleurs cette accusation de piratage. Leur objectif était d’alerter les internautes sur les défaillances de sécurité des webcams connectées en permanence à la Toile. Concrètement, le site classe les flux vidéo par pays et par type d’appareil, les marques les plus vulnérables étant la Chinoise Foscam, l'Américaine Linksys ou encore la Japonaise Panasonic.

Défaut de sécurité des mots de passe

Ce nouveau piratage illustre les problèmes de sécurité, dus à la croissance fulgurante des objets connectés au Web, selon Guillaume Desnoes, responsable Europe de Dashlane, société spécialisée dans la gestion des mots de passes multiples. « Il semblerait que la plupart des utilisateurs qui ont été piratés utilisaient le mot de passe par défaut qui avait été fourni par le constructeur de la webcam », explique Guillaume Desnoes, pour qui cet événement porte plus sur un problème de sécurité que sur une « utilisation malveillante ».

« Dans notre quotidien, il y a de plus en plus d’objets qui sont connectés à Internet, mais on a l’impression que, parce que ce sont des objets peut-être, c’est moins sensible que les données qui sont stockées en ligne », souligne ce responsable de Dashlane. « Mais quand il s’agit d’objets qui sont liés à notre santé, à notre quotidien, c’est notre intégrité physique qui peut être menacée par des piratages, donc il est absolument vital de sécuriser ces données grâce à des mots de passe forts. »

Le concept de l’Internet des objets est simple : il s’agit d’associer des puces électroniques aux choses que l’on utilise quotidiennement et de les connecter au réseau. Désormais, les voitures roulent sans chauffeur et toutes sortes d’appareils communicants veillent également sur notre santé, comme les bracelets tensiomètres, les pompes à insuline et même des pacemakers. D’ici à fin 2015, 5 milliards d’objets connectés seront en circulation. Sans système de sécurité approprié, cet Internet des objets risque de devenir, bientôt, le « cyber cauchemar » du XXIe siècle.

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