Agriculture/Technologies

Le high-tech s'invite au Salon des machines agricoles

Une moissonneuse et un tracteur, au Salon international des machines agricoles, le 23 février 2015.
Une moissonneuse et un tracteur, au Salon international des machines agricoles, le 23 février 2015. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Le Salon international des machines agricoles, le SIMA, fermera ses portes jeudi 26 février au soir au nord de Paris. Ce rendez-vous biennal attire des professionnels de l’agriculture du monde entier. Cette année, près de 2 000 entreprises de 40 pays exposent leur matériel. Malgré le ralentissement du secteur l’an dernier, le SIMA est tourné vers l’avenir : l’édition 2015 met en avant l’« agrotic », les nouvelles technologies en agriculture.

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Au Salon international des machines agricoles, les outils sont de plus en plus connectés. Parmi ces nouvelles technologies, il y a notamment la clôture électronique pour le bétail. Frédéric Vigier, conseiller technologique au sein du jury de l’innovation du SIMA.

« On a des fils intégrés et on a un détecteur sur le cou de l'animal qui, dès qu'il arrive à proximité de la clôture, reçoit une petite décharge, pas plus grave que celle qu'il aurait s'il touchait des fils électriques. Ça économise une clôture et ça permet de bien protéger les animaux et d'éviter qu'il s'en aille. On peut considérer que la vache est équipée d'un objet connecté. »

Les engins « high tech » emballent les visiteurs venus du monde entier comme Theo De Jager, président de la confédération des agriculteurs d’Afrique australe.

« J'ai été fasciné par les tracteurs qui n'ont plus besoin de pilote. Vous le dirigez grâce à un GPS depuis votre tablette ou votre smartphone. Bon, moi, je serai sans doute trop vieux pour utiliser ces technologies. Mais c'est tout à fait le genre d'outil qui va capter l'imagination de mon plus jeune fils. Cela va lui donner envie de rester à la ferme ! »

Avec l’innovation, le machinisme agricole prend rendez-vous, en attendant que les ventes repartent. Le chiffre d’affaires du secteur a chuté l'an dernier, comme le prix des céréales. Les agriculteurs ont donc retardé le remplacement de leurs machines.

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