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Jeu de chaises musicales ou réelle crise pour Twitter?

Illustration dans JoyofTech.com du naufrage de Dick Costolo.
Illustration dans JoyofTech.com du naufrage de Dick Costolo. ®JoyofTech

En panne de croissance, Twitter change de patron. C'est l'un des fondateurs du réseau social Jack Dorsey qui assurera l'intérim en attendant de trouver un successeur à Dick Costolo, qui a démissionné jeudi 11 juin. Ce dernier devrait toutefois siéger au conseil d'administration.

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Aussi soudaine soit-elle, la démission de Dick Costolo n'aura surpris personne. Des mois qu'il était sur la sellette, depuis que le réseau social est coté à Wall Street, depuis que la croissance stagne. Twitter n'arrive pas à rassurer les investisseurs sur la pérennité de son modèle, à trouver d'histoires à raconter pour attirer de nouveaux utilisateurs et à les fidéliser.

Une audience en perte de vitesse

Résultat : au premier trimestre, Twitter n'a réussi à atteindre aucun des objectifs qu'il s'était fixés. En termes de chiffre d'affaires, la société pèse 479 millions de dollars mais n'a toujours pas réussi à dégager le moindre dollar de bénéfice. L’audience est en perte de vitesse. Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels ne progresse qu'à un rythme estimé à 14 %, soit moitié moins qu'il y a deux ans, une vitesse d'escargot comparé au 100 millions de nouveaux utilisateurs quotidiens de Snapshat, l'application de partage de photos et de vidéos.

Jack Dorsey de retour aux manettes

En écho, les revenus publicitaires sont décevants. Aux Etats-Unis, comme au niveau mondial, sa part de part de marché est de 0,87%, loin loin derrière Facebook et surtout Google. Jack Dorsey revient donc aux manettes d'un Twitter qu'il avait dirigé un tout petit peu plus d'un an en 2008, le temps de trouver un nouveau patron. Le processus de recrutement n'a pas commencé, et il prendra le temps nécessaire, a-t-on fait savoir.

Et si Google croquait Twitter ?

Le géant américain Google accuse un énorme retard sur le marché des réseaux sociaux. Malgré ses efforts, il n'a pas réussi à faire de son Google + le nouveau Facebook. Alors, même en panne de croissance, Twitter pourrait l'intéresser. C'est l'instrument de communication préféré des hommes politiques comme des peoples, un outil de travail pour les journalistes, un instrument qui pourrait de surcroît bénéficier de la force de frappe du moteur de recherche Google. D'autant que Twitter ne serait pas difficile à croquer. Valorisé à 24 milliards de dollars, ce réseau social ne pèse pas lourd face aux 364 milliards de dollars de capitalisation de Google, ou aux 377 milliards de dollars de Microsoft.

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