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Technologies

Les objets connectés sont à l’honneur au salon de Barcelone

Un visiteur au premier congrès Internet of things à Barcelone, le 16 septembre 2015.
Un visiteur au premier congrès Internet of things à Barcelone, le 16 septembre 2015. AFP PHOTO/ JOSEP LAGO

Nouvel Eldorado pour les firmes spécialisées dans le high-tech, les objets connectés en permanence au Web vont transformer nos modèles de sociétés, ainsi que notre relation aux autres et au monde. Barcelone, capitale administrative et économique de la Catalogne, ouvre aujourd’hui son premier congrès, pour deux jours de conférences exclusivement réservées aux milliards d’objets qui ont déjà colonisé le Web et la planète.

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Des voitures aux réfrigérateurs en passant par les lave-linges ou encore les portes automatiques, tous les objets manufacturés sont concernés par « l’Internet des objets ». Une nouvelle révolution technologique est en marche, selon Intel, le géant américain des puces informatiques, qui est à l’initiative du congrès Internet of things (IoT) à Barcelone.

A travers des vidéos publiées sur le site officiel de l’événement, les experts en hautes technologies se relaient pour décrire un monde numérisé et interactif, entièrement maîtrisé par ses utilisateurs. « Aujourd’hui, votre réfrigérateur en sait plus sur votre régime alimentaire que votre propre médecin », commente Jonathan Strickland du site HowStuffWorks, l’encyclopédie de vulgarisation scientifique en ligne.

Le « Web des objets » consiste à associer des puces et des capteurs électroniques aux choses que l’on utilise quotidiennement et qui se connecteront automatiquement au réseau. Le nombre d’objets connectés au Web est estimé à 50 milliards d'ici à 2020. « Le potentiel économique de ce marché émergeant est colossal », précise Vincent Lagnier, du programme Cap’tronic dont l’objectif est d’aider les PME françaises, à prendre le « virage de l’internet des objets ».

Le piratage, principal danger des objets connectés

Mais l'Internet des objets, c’est aussi le paradis des pirates qui s’empresseront de piller nos données confidentielles, de profiter des faiblesses d’un système pas assez protégé. Frigidaires, voitures, ou pacemakers, les exemples de piratage réussis d’objets reliés à Internet ne manquent pas. Les appareils grand public ou à usage professionnel, représentent une porte d’entrée idéale pour les pirates, selon Alain Merle, responsable des programmes sécurité au CEA Leti, un institut de recherche entièrement dédié aux start-up technologiques. Il est impératif, selon ce chercheur, que les industriels se mettent d’accord sur un standard de protection commun.

Par ailleurs, l’Internet des objets tel que nous le connaissons est peut-être condamné à disparaître. « Victime de sa banalisation, il deviendra invisible », prédit Rafi Haladjian, l’un des pionniers des objets communicants en France et fondateur de l’enseigne Sense qui produit des petits capteurs polyvalents comme Mother et ses Motion Cookies, capables de rendre n’importe quel objet intelligent.

Combien d’objets connectés êtes-vous capables de maîtriser simultanément ? « Des milliards… ou aucun ! », ont répliqué en chœur les industriels, à l’ouverture du premier congrès IoT de Barcelone.

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