Bande dessinée

Comic-con, la fête des super-héros

La mode du «cosplay», se déguiser comme les super-héros, battait son plein au Comic-con.
La mode du «cosplay», se déguiser comme les super-héros, battait son plein au Comic-con. ® Thomas Bourdeau

A la grande halle de la Villette durant trois jours, ce fut la fête des super-héros de bande dessinée. Le Comic-con, un événement américain autour de la BD, s’exportait pour la première fois en France, l’occasion pour tous les amoureux de la BD et des déguisements de s’amuser joyeusement.

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Le Comic-con, un événement particulièrement américain, s’est posé à Paris à la grande halle de la Villette ce week-end. Depuis les années 70 à San Diego, le Comic-con, pour convention pour les comics, célèbre l’univers de la bande dessinée. Cet univers a dorénavant envahi le monde du cinéma, des jeux vidéos, voire de l'art et regroupe un peu tout ce qui baigne culturellement l'adolescence. C’est aussi devenu une véritable industrie. Au Comic-con, entre sabres laser ou en métal forgé, tous les âges se retrouvaient durant trois journées pour honorer la puissance imaginative de l’envahissant empire Star Wars, mais aussi des mangas, des séries télé, voire des jeux vidéo...

Cosplay, un mot valise qui mélange costume et play (le jeu)

Ce qui gagne maintenant la France, c’est une pratique surtout japonaise et aussi américaine, le « cosplay », un mot valise qui mélange costume et play (le jeu). C’était donc un festival de déguisements, souvent très sophistiqués, archi joyeux qui ont transformé de nombreux participants en super-héros le temps d’un après-midi. Frank et Jay de l’AFCC, l'Association française des cosplayers comics, expliquent : « Cela fait un an qu’on est là-dedans. Avec le cosplay, on passe de l’autre côté de l’univers de la BD. Tout a démarré avec les mangas, en ce qui nous concerne. »

Ces grands enfants, déguisés comme les héros de New Midnighter, ont tout de même dépassé la quarantaine mais s’amusaient comme des fous aux cotés de jeunes ados venus aussi pour la fête. Comme ces deux jeunes filles de 15 ans, en déguisement d’animaux de mangas : « On vient de l'Essonne. On aime les séries. On savait qu’il y aurait des gens qui se "cosplayent" alors on est là. On a acheté notre déguisement pour l’occasion. »

C’était un peu aussi la fête de la photo avec beaucoup de selfies et beaucoup de folie. Le grand écart se faisait allègrement entre Hello Kitty et le Joker de Batman, un maquillage souvent choisi chez les participants. Un florilège en diaporama :

Dans les travées de la grande halle de la Villette, certains parents accompagnaient de façon sagement désabusée leurs enfants, mais d'autres étaient parfois plus déguisés et enthousiastes que leur progéniture. Le t-shirt : Vador, j'adore frisait la tendance fashion-week pour des geeks qui semblaient tout juste sortis de derrière leur écran d’ordinateur. Alors même si les super-héros avaient souvent de la bedaine, l’enthousiasme demeurait intact. Il était d’ailleurs difficile, dès le premier jour de la convention, de circuler dans les allées envahies de fans.

La fin du rêve et le retour à la réalité

La défection, à la dernière minute, de Maisie Williams, actrice dans Game of Thrones, a terni l’ambiance du samedi. Une ambiance générale que certains participants auraient aimé plus festive. Ainsi, certes le programme était riche en masterclass, dont une rencontre avec Frank Miller, le dessinateur à l’origine du Batman sombre, mais les files d’attente interminables pour accéder aux grandes salles plombaient un peu l’atmosphère. Les stands semblaient souvent trop mercantiles pour ce public qui souhaitait surtout s’amuser. Les « au revoir » fragiles au fond de la gorge entre super-héros demeuraient touchant à la sortie de la grande Halle de la Villette. Ils sonnaient la fin du rêve et le retour à la réalité.

® Thomas Bourdeau

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