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Coronavirus: le gouvernement français mobilisé contre les infox en ligne

Le secrétaire d'État chargé du Numérique Cédric O et d'autres membres du gouvernement français ont rencontré les grandes plateformes numériques pour lutter contre les infox sur le coronavirus.
Le secrétaire d'État chargé du Numérique Cédric O et d'autres membres du gouvernement français ont rencontré les grandes plateformes numériques pour lutter contre les infox sur le coronavirus. AFP/Ludovic Marin

Pour maitriser la déferlante d’infox sur les réseaux sociaux autour du Covid-19, le gouvernement français a décidé d’être en relation permanente avec les grands acteurs du numérique.

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Entre les remèdes miracles, mais frauduleux vendus à prix d’or sur le Web, les arnaques aux masques de protection bidons ou encore la stigmatisation d’individus accusés de colporter le Covid-19, il y a une avalanche d’informations toxiques et anxiogènes contaminent la Toile et nos réseaux sociaux.

Réunion avec les grandes plateformes

C’est la raison pour laquelle Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, Adrien Taquet, secrétaire d'État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, et Cédric O, secrétaire d'État chargé du Numérique, ont réuni les principales entreprises du numérique le 28 février, afin de définir une stratégie commune pour lutter contre cette désinformation galopante. Lundi soir, Cédric O a précisé à RFI comment le gouvernement français veut travailler avec ces grandes plateformes :

« Nous sommes en contact direct avec eux, ils ont délégué des personnes au sein de leurs équipes qui examinent ce qui se passe sur leurs plateformes, les recherches sur Google, les messages sur Facebook, les commentaires les plus retweetés, afin d’identifier les fausses informations. C’est à la fois de la détection et des réponses ciblées pour orienter les internautes vers des sites donnant de l’information vérifiée et non risquée. On pense à certaines infox préconisant de boire de l’eau de Javel ou prendre de la cocaïne pour se prémunir contre le coronavirus, c’est évidemment complètement faux et surtout extrêmement dangereux. Cette diffusion de fausses informations vient considérablement compliquer le travail des équipes de santé en créant des afflux de personnes, par exemple, qui auraient ingéré de l’eau de Javel dans les services d’urgences qui ont besoin d’être plus disponibles pour lutter contre le coronavirus. »

Dépublication systématique des publicités de faux remèdes

Il n’existe pas de dispositif particulier pour contrer la propagation des « fake news » sur la Toile mais plutôt un ensemble de mesures comme la dépublication systématique des publicités vantant de faux remèdes.

Facebook, Google, Microsoft, Qwant et TikTok, qui étaient présents à la réunion organisée par le gouvernement, ont indiqué que depuis le début de l’épidémie de Covid-19, ils relayaient déjà des messages de prévention ou redirigeaient les internautes vers des sources fiables et scientifiquement étayées.

► À lire aussi : Coronavirus : la Malaisie lutte contre les fake news sur les réseaux sociaux

Dans la barre d’un moteur recherche, par exemple, ces plateformes numériques proposent des vidéos explicatives ou des liens vers les sites institutionnels, notamment celui de l'Organisation mondiale de la santé ou du gouvernement français qui est régulièrement mis à jour.

Par ailleurs, sachez, en cas de doute sur la véracité d’une information, que le réseau international des « fact-checkers », avec le concours de l’Agence France Presse, publie sur une même liste Twitter toutes les enquêtes de vérification de ces infox sur le coronavirus qui tournent en boucle sur la Toile et les réseaux sociaux.

► Le site du gouvernement français pour s’informer sur le coronavirus

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