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Se saluer autrement, un pied de nez à la morosité mondiale ambiante

Joindre les deux paumes de mains devant la poitrine, s’incliner légèrement face à son interlocuteur : le Thai wai pourrait être une alternative à l'étreinte.
Joindre les deux paumes de mains devant la poitrine, s’incliner légèrement face à son interlocuteur : le Thai wai pourrait être une alternative à l'étreinte. Getty Images
Texte par : Mélanie Costa
4 mn

L’épidémie de coronavirus nous contraint à changer nos modes de vie jusqu’à la façon de nous saluer. Le ministre français de la Santé Olivier Véran l’a préconisé : plus de bises et de poignées de main jusqu’à nouvel ordre pour éviter la propagation du virus.

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Se taper le pied contre celui de nos proches pour se dire bonjour. C’est le nouveau salut à l’heure du coronavirus. On appelle ça un « footshake » ou le « wuhan shake », en référence à la ville chinoise où le virus a émergé.

La vidéo la plus répandue sur les réseaux sociaux a été filmée en Chine. On y voit un homme sortir d’une camionnette et refuser de serrer la main à un ami.  Il le salue finalement en tapant ses pieds contre les ceux de l’autre homme et répète le mouvement avec plusieurs personnes, toutes munies d’un masque.

En effet, plusieurs vidéos de ce type se multiplient sur le web. Au Liban, par exemple. C’est le chanteur Ragheb Alama et le comédien Michel Abou Sleiman qui s’amusent aussi du « wuhan shake ». À chaque tape sur le pied, ils font un bruit de baiser avec leur bouche et sont hilares. Et même les dirigeants de l’OPEP qui se retrouvent à Vienne pour parler des conséquences du coronavirus ont tenté un foot shake.

Le footshake est même une des techniques recommandées par l’école de médecine Yong Loo Lin de l’université nationale de Singapour. D’autres manières d’éviter la bise se développent-elles ? Le footshake n’est pas la seule salutation possible. On peut remplacer la poignée de main par un rapprochement de coudes, comme lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique. Certains s’y sont déjà mis et diffusent de nombreux mèmes sur les réseaux sociaux. Le Thai wai commence aussi à avoir du succès. Il suffit de joindre les deux paumes de mains devant la poitrine, et de s’incliner légèrement face à son interlocuteur.


L’abandon des salutations traditionnelles risque de décevoir les fans de NBA par exemple. Les joueurs de basket ne pourront plus leur taper dans la main. Le meneur de Portland CJ McCollum a même annoncé sur Twitter qu’il ne signera plus d’autographes jusqu’à nouvel ordre. 

En politique, c’est Angela Merkel qui a amusé le web. Le ministre de l’Intérieur allemand Horst Seehofer a refusé de lui serrer la main. La chancelière lui a donc finalement fait un petit signe pour le saluer. Les hommes et femmes politiques doivent donc trouver des alternatives à l’habituelle poignée de main.

Pour limiter la propagation du virus, petit conseil venu d’Australie. Le ministre de la Santé de l’État de Nouvelles Galles du sud, Brad Hazzard a suggéré : « Je ne vais pas aller jusqu'à dire qu'il ne faut pas s'embrasser. Mais il s'agit de ne pas embrasser n'importe qui ».

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