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La recherche sur le Covid-19 victime de piratage

Une vague de cyber-attaques a récemment visé les failles informatiques de sociétés développant un vaccin contre le Covid-19.
Une vague de cyber-attaques a récemment visé les failles informatiques de sociétés développant un vaccin contre le Covid-19. Getty Images

Les données des laboratoires de recherches sur le vaccin contre le Covid-19 attisent la convoitise des pirates. En effet, les attaques se multiplient à travers la planète ces derniers temps contre les hôpitaux et les laboratoires de recherche. 

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Les piratages contre les hôpitaux et les laboratoires de recherche engagés dans la course au vaccin contre le Covid-19 se multiplient à travers la planète. Ces intrusions ont un relent de Guerre froide, et nous renvoie à une époque que l’on croyait révolue, quand l’URSS et les États-Unis s’espionnaient mutuellement dans les domaines militaires, technologiques et scientifiques.

Des cyberattaques aux conséquences parfois funestes, qui ont conduit récemment à la mort d'une patiente dans un hôpital universitaire en Allemagne, victime collatérale d’un logiciel de rançon et d’espionnage qui a bloqué tout le système informatique de l’établissement.

« Une drôle de guerre »

Les attaques sophistiquées dont les dernières se nomment APT29, seraient commanditées par la Russie ou par la Chine, selon les spécialistes de cyberdéfense. Ces mercenaires des réseaux auraient piraté plusieurs laboratoires de recherche américains, britanniques et canadiens travaillant à la mise au point d’un vaccin efficace contre la Covid-19. « Ces intrusions répétées dans les systèmes d'informations des groupes pharmaceutiques sont qualifiées d’étatiques, en raison de leur caractères ciblées et des moyens mis en œuvre par les pirates », nous précise Guillaume Gamelin, vice-président Régional de F-Secure, une entreprise finlandaise de conseils en cyber-sécurité́.

« Sans parler de géopolitique, on sait qu’il y a des fronts un peu comme dans la guerre classique. Ce conflit dans le monde numérique oppose les États-Unis à la Russie ou à la Chine et dans une moindre mesure à la Corée du Nord. Au milieu de cette cyberguerre, nous trouvons l’Europe. Quand on qualifie une attaque d’étatique on désigne une attaque très précise qui a été menée avec l’objectif de dérober des informations confidentielles, par exemple, à une entreprise.  Ce sont souvent des pays, des États qui attaquent des sociétés. Aujourd’hui la recherche sur le Covid-19 est en ligne de mire, car si je suis une entreprise étrangère et que j’arrive à économiser un an de recherche et développement pour copier ce qui a été fait à moindre coût je gagne du temps et de la compétitivité. Comment on identifie les pirates ?  À l’aide de leurres qu’on appelle dans notre jargon des « honeypots », des pots de miel qui permettent de récolter des informations sur les pirates et d’analyser les flux internet de leurs attaques entre les différents pays. »

Covid-19 et cybermenaces

Les services de renseignement aux États-Unis, sont formels ! Des pirates russes étaient bien à la manœuvre pour voler les données de recherche des laboratoires. Mais le Kremlin a balayé ces accusations estimant qu’il ne s’agissait là que d’une manœuvre pour discréditer le Sputnik V, le vaccin russe actuellement testé en phase 3 sur des volontaires dans le pays.

Les États-Unis ont également déclaré que leurs laboratoires étaient visés par des espions chinois et iraniens, sans toutefois en apporter la preuve formelle. Seule certitude, la guerre, cyber et mondiale est depuis longtemps déclarée. Elle se répand aujourd'hui  à travers le monde à la vitesse de la pandémie.

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