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TIRAILLEURS/HISTOIRE

L’EFORTOM-EFORTDM

L'annuaire memorial de 1956-1965 de l'EFORTDM.
L'annuaire memorial de 1956-1965 de l'EFORTDM.
6 mn

Créée en 1956, l’École de formation des officiers ressortissants des territoires d’outre-mer (EFORTOM) devenue, en 1959, École de formation des officiers du régime transitoire des troupes de marine (EFORTDM), forme jusqu’à sa fermeture, en juillet 1965, près de trois cents officiers africains et malgaches.

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Photographies

Le souci d’avoir des gradés indigènes remonte même à l’origine des troupes indigènes puisque le propre fils de Faidherbe, décédé en 1881, est lieutenant d’infanterie de marine au Sénégal.
Mais ce n’est véritablement qu’après le premier conflit mondial que le commandement a le réel souci de la formation des élites militaires. Il procède par étapes : création des premières écoles d’enfants de troupe en 1921 (de 1921 à 1951, six écoles sont ouvertes), puis, en 1925, de l’École des officiers indigènes de Fréjus pour laquelle les candidats sont préparés à Dakar.

Quelques documents

Toutefois, le recrutement se heurte à une difficulté venue de l’administration coloniale qui n’autorise la prospection que dans les « terres à soldats », ce qui prive l’armée de toute la jeunesse plus « évoluée » des villes. En 1930, l’annuaire des officiers ne comporte encore que soixante-deux africains dont dix-sept issus des grandes écoles militaires.
Le second conflit mondial précipite l’évolution et le corps des officiers et sous-officiers indigènes se développe notablement. Une sélection se révèle nécessaire pour distinguer ceux qui sont susceptibles de suivre les filières de leurs camarades européens.

Au moment des indépendances, l’École de Fréjus, en formant près de trois cents officiers, apporte des cadres de qualité à un moment où les jeunes États en ont le plus besoin.

« Mieux savoir pour mieux servir », telle est la devise de l'École ; « Fournir aux jeunes Républiques africaines et malgaches l’ossature de leurs armées en cours de création », telle est sa mission.

Huit promotions se succèdent à l’École :

-         Promotion du Centenaire (1956-1958)
-         Promotion N’Tchoréré (1957-1959)
-         Promotion de la Communauté (1958-1960)
-         Promotion Monthermé (1959-1961)
-         Promotion Dji Robert (1960-1962)
-         Promotion Chasselay-Montluzin (1961-1963)
-         Promotion Saint-Exupéry (1962-1964)
-         Promotion Félix Eboué (1963-1965)

Les postes de hautes responsabilités occupés par beaucoup de ces officiers après 1958 dans leurs pays témoignent à la fois de la qualité de l’enseignement dispensé alors à Fréjus et du rôle transitoire, certes, mais déterminant de l’EFORTDM.

Mathieu Kerekou, ancien officier de l'EFORTOM et président du Bénin, en visite au Musée des troupes de marine, à Frejus.
Mathieu Kerekou, ancien officier de l'EFORTOM et président du Bénin, en visite au Musée des troupes de marine, à Frejus.

• Le général Mathieu Kerekou, promotion de la Communauté (1958-1960) : président de la République du Bénin

• Moussa Traoré, promotion Chasselay-Montluzin (1961-1963) : président du Mali

• André Kolingba, promotion Saint-Exupéry (1961-1964) : président de la République Centrafricaine

• Seyni Kountché, promotion de la Communauté, (1958-1960) : président de la République du Niger de 1974 à sa mort en 1987

• colonel Zerbo Saye, promotion N’Tchoréré (1957-1959) : président du Burkina Faso en 1980-1982

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