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ECPAD : la mémoire de l'armée française

François-Damien Bourgery

Depuis 1946, le Fort d’Ivry en banlieue parisienne abrite l’Etablissement de la communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD). Héritier des sections de reportage créées dès 1915, il est aujourd’hui à la fois un centre d’archives et un centre de production audiovisuelle incontournable, accessible au public.

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Perché sur les hauteurs d’Ivry sur Seine, l’ECPAD recèle derrière ses épaisses murailles plus d’un siècle d’histoire militaire française. Depuis la création des Sections cinématographiques et photographiques de la Défense en 1915, il collecte, conserve, décrit et enrichit les archives audiovisuelles et photographiques du ministère de la Défense. Aujourd’hui, trois millions de clichés et vingt-deux mille titres de films sont gardés dans les casemates réfrigérées du fort. « Si les plus anciens documents datent de 1915, date à laquelle le service a été créé, nous en possédons qui viennent de fonds privés et qui remontent aux années 1890. Ce sont surtout des photos prises dans les colonies, mais aussi de Russie et de Mandchourie », précise le capitaine Cazorla, responsable du département archives. A elles seules, les archives consacrées aux tirailleurs représentent environ trois mille photos et plus de trois cents vidéos numérisées.

Reportage et photos : François-Damien Bourgery ; Réalisation : Emmanuelle Dupard

Ces documents, fragilisés par le temps, font depuis 2005 l’objet d’un plan de sauvegarde et de numérisation. Les uns après les autres, les films sont restaurés et transférés sur des supports plus solides. Les vidéos sont encodées et les pellicules numérisées. Sans compter le légendage qui relève souvent de l’enquête. « Toutes les photos et vidéos qui ont été prises par les services de l’armée depuis 1915 ont été systématiquement légendées. Mais lorsqu’il s’agit d’archives provenant de fonds privés, nous devons souvent chercher des indices : un panneau d’indication, un uniforme… », explique le caporal-chef Bolopion, chargé de la restauration des photos. Un travail de fourmi que l’ECPAD effectue avec des laboratoires extérieurs. « Nous numérisons et légendons environ 130 000 photos par an, note le capitaine Cazorla. A ce rythme, nous aurons terminé la numérisation des films en 2013 et celle des photos en 2030 ».

Plus qu’un simple centre d’archives, l’ECPAD possède également son propre service de production, équipé de matériels du dernier cri. Ses missions : continuer à développer le fonds d’archives ; faire des reportages pour alimenter le site de l’Etat-major des armées ; diffuser auprès des chaînes de télévision. Le service de production dispose pour cela d’équipes composées de journalistes, de cadreurs et de reporters-photographes, prêts à partir à tout moment sur les théâtres d’opérations extérieures.

Et surtout une grande partie de ces archives (500 000 photographies et 7 800 films, tous fonds confondus) est mise à la disposition du public à la médiathèque de l’ECPAD. Une sélection est également consultable sur son site Internet.

 

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