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Tirailleurs sénégalais

Le général Joseph Gallieni, maréchal de France (1849-1916)

le sous-lieutenant Joseph Simon Gallieni.
le sous-lieutenant Joseph Simon Gallieni. DR
Texte par : RFI Suivre
3 mn

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Saint-Cyrien, le sous-lieutenant Joseph Simon Gallieni reçoit son baptème du feu avec son régiment d'infanterie de marine, sur le front des Ardennes, à Bazeilles en 1870 dans la guerre contre la Prusse. Il embrasse rapidement une carrière coloniale Son gouvernorat, empreint d’humanisme, intègre étroitement l’homme à la mise en valeur du pays. De retour en France, il aura la lourde charge de ministre de la Guerre en 1914. Fait prisonnier par les Prussiens à la bataille de Bazeilles*, Gallieni rentre en France quelques mois plus tard. En 1873, promu lieutenant, il s'embarque pour l'île de la Réunion où il restera trois ans.

L'homme du Soudan

Le 11 décembre 1876, Gallieni obtient son envoi aux tirailleurs sénégalais et s'embarque le 20 pour Dakar, où il prend part à diverses expéditions militaires et explorations. Il est promu capitaine en 1878.

Fin mars 1880, il arrive à Bafoulabé, au Soudan où il conclut un traité avec les chefs locaux et établit un protectorat de la France. En 1881, au Niger, il négocie avec le sultan Ahmadou le traité de Nango accordant à la France le commerce du Haut-Niger.

Après une mission en Martinique, il occupera les fonctions de gouverneur-général du Soudan français de 1886 à 1891. Le général Gallieni, l’homme du Soudan, rejoindra ensuite le Tonkin (1992-1996), puis Madagascar (1996-1905). Il administre avec habileté les territoires conquis. Le maréchal Lyautey, lui-même, l’admire.

Ministre de la Guerre

Gouverneur de Paris en 1914, il contribue à la victoire de la Marne, avant de devenir un très efficace ministre de la Guerre. Durant son ministère il accomplit malgré la maladie un labeur écrasant. Il a la claire vision du bénéfice que tireraient les Alliés de l’ouverture du front balkanique. Il s’oppose à l’expédition des Dardanelles, mais il n’est pas écouté. Il alerte le grand quartier général, le 16 décembre 1915, des menaces sérieuses qui pèsent sur Verdun et prescrit un renforcement des défenses. Le généralissime n’en tient pas compte et, le 21 février 1916, les Allemands se ruent à l’attaque de la forteresse désarmée.

Miné par la maladie, épuisé par quarante-huit années de service et de campagne, il obtient d’être relevé de ses fonctions le 16 mars 1916 après avoir jeté ses dernières forces dans son « testament », terrible note sur le haut commandement. Le 27 mai, il expire à l’hôpital auxiliaire n° 17 de Versailles. Homme de caractère, Gallieni refuse d’être inhumé aux Invalides et demande à reposer près de sa compagne qui l’a quitté le 27 juillet 1914 au moment où il est appelé à Paris et sur la tombe de laquelle il n’a même pas eu le temps de se recueillir.

Le peuple de France lui rend hommage par un défilé immense, témoignage de la gratitude de la foule qui mesure ce qu’elle lui doit. Il est inhumé au cimetière de Saint-Raphaël.

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* Bazeilles est l'une des batailles mythiques des troupes de marine.

Article rédigé en 2010 à l'occasion du cinquantenaire des indépendances africaines.

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