Accéder au contenu principal
France

Loi de programmation militaire: restructurations en vue

Des soldats français de l'armée de Terre avant leur départ au Mali, à la base de Miramas, dans le sud de la France, le 25 janvier 2013.
Des soldats français de l'armée de Terre avant leur départ au Mali, à la base de Miramas, dans le sud de la France, le 25 janvier 2013. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
5 mn

RFI l'annonçait le 20 septembre et le ministère de la Défense le confirme ce 3 octobre. Plusieurs sites devront fermer en 2014. C’est le résultat de la Loi de programmation militaire (LPM) avec une nouvelle réforme des armées qui doit conduire à la suppression de 24 000 emplois supplémentaires (6 000 officiers, 9 000 militaires du rang, 9 000 sous-officiers). Il va falloir fermer des bases et dissoudre des régiments. Depuis quelques mois, c’est l’inquiétude particulièrement dans l’armée de Terre qui va devoir, à elle seule, assumer une réduction de format de l’ordre de 12 000 hommes, quatre à cinq régiments seront dissous.

Publicité

Une affaire délicate, à quelques mois des municipales en France

Dans certaines régions, la fermeture d’une caserne a un fort impact sur la vie économique locale. Les premières annonces officielles doivent arriver dans les jours à venir. Une fermeture, ce n’est jamais une bonne nouvelle à annoncer. Du coup, le ministère de la Défense se contentera de donner la liste pour 2014, alors que la Loi de programmation militaire court jusqu’en 2019. Mais ça devient quand même urgent, les chefs de corps voudraient avoir un peu de visibilité, parce qu’évidemment, il faudra prévenir leurs personnels assez tôt pour qu’ils puissent s’organiser. Il faut prévoir un déménagement, une reconversion, changer d’école pour les enfants, etc.

« Je sais combien c'est difficile, donc je pense qu'il faut ne pas être brutal, nous aurons une pédagogie et un accompagnement très important à cet égard. Il y aura une première série de décisions à la rentrée pour 2014, et je ferais ça de manière très parcimonieuse en évitant au maximum les fermetures, mais il y a en aura », a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lors de la présentation à la presse de la LPM 2014-2019.

Les contours de la nouvelle carte militaire française commencent à se dessiner

C'est une information RFI : deux régiments de l’armée de Terre vont fermer en 2014. Dans le sud-est, à Carpiagne près de Marseille, le 4e régiment de Dragon (4e RD) va disparaître. Il sera remplacé par le 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) d'Orange. La légion va déménager pour s'installer un peu plus au sud.

Dans l'est, c'est le 110e régiment d'infanterie (110e RI) qui est visé. Le problème, c’est qu’il appartient à la brigade franco-allemande (BFA) riche en symboles mais dont les derniers engagements opérationnels remontent aux Balkans, il y a dix ans.

Pour faire le compte, après 2015 il faudra donc encore supprimer deux à trois régiments. Dans le sud-ouest, le 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne devrait en faire les frais.

Dans l’est, un ou plusieurs régiments de la 1re brigade mécanisée (1re BM) de Châlons-en-Champagne seraient concernés.

Enfin, les drones tactiques de Chaumont du 61e régiment d’artillerie (61e RA) vont rejoindre Etain auprès des hélicoptères du 3e régiment d'hélicoptères de combat (3e RHC) qui accueillerait alors un bataillon d'appuis hélicoptères, un bataillon d'hélicoptères, et un régiment de drones tactiques.

La Marine et l’armée de l’Air s’en sortent mieux

Côté armée de l'Air, entre 2014 et 2019, on évoque la fermeture de la base de Luxeuil qui compte plus d'un millier d'employés civils et militaires. Les bases d'Orange et de Dijon devraient être restructurées ou disparaître.

La Marine, elle, s'en sort bien. Elle devra faire l’économie de 100 postes en 2014 mais est en retard sur la précédente réforme. Elle jouera essentiellement sur les recrutements pour faire baisser ses effectifs.

______________________________________________________________

■ Dernières infos : les élus mobilisent

Avant même les annonces officielles du ministre de la Défense, dans le sud de la France, le député maire d'Orange (Ligue du Sud) Jacques Bompard, a qualifié jeudi 3 octobre de «catastrophe» pour la commune le départ prévu en 2014 du 1er Régiment étranger de cavalerie. Pour sa part la section PS d'Orange y voit une «mauvaise nouvelle». Les habitants et les commerçants sont appelés à manifester ce samedi.

Concernant la base aérienne d'Orange, le maire de la ville assure toutefois avoir reçu des assurances du préfet du Vaucluse confirmant une présence de l'armée de l'air durant au moins encore 4 à 5 ans.

Dans l'est de la France, la base aérienne (BA) 116 de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) va perdre son escadron de défense sol-air (quelque 200 hommes). Par ailleurs la base 116 connaîtra, selon le ministère de la Défense, une «baisse de l'activité» de ses Mirage 2000-5 de défense aérienne.

D'autre part, «l'activité aérienne permanente» de la BA 102 de Dijon, la fameuse base «des cigognes», l'une des doyennes des bases de l'armée de l'air, sera «arrêtée». Elle abrite notamment un escadron d'entraînement sur Alpha Jet.

L'emprise du détachement air 277 de Varennes-sur-Allier (Allier) sera fermée entre l'été 2014 et l'été 2015, une décision qui a provoqué la colère dy du président communiste du conseil général de l'Allier Jean-Paul Dufrègne. Il dit avoir été informé mercredi 2 octobre de la fermeture du site où travaillent, selon lui, 236 personnes, dont 98 civils.

avec AFP

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.