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Cinéma / 28e Festival du film francophone de Namur

«Les Ames de papier» de Vincent Lannoo: un conte de Noël avant l’heure

Une scène du film « Les Ames de papiers », du réalisateur belge Vincent Lannoo.
Une scène du film « Les Ames de papiers », du réalisateur belge Vincent Lannoo. FIFF Namur

Projeté en clôture du 28e Festival international du film francophone de Namur vendredi 4 octobre 2013, Les Ames de papier, dernier long métrage du Belge Vincent Lannoo, a reçu un accueil fort chaleureux du public. Normal, puisque cette comédie romantique, qui met en scène notamment le duo explosif formé par Pierre Richard et Stéphane Guillon, est « un véritable conte de Noël », dit son scénariste, François Uzan. Entretien.

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RFI : Les Ames de papier, c’est l’histoire de Paul, un homme qui a un métier un peu particulier. Ancien romancier, il s’est converti en rédacteur d’oraisons funèbres pour de riches clients.

François Uzan : Oui, quand quelqu’un dans votre famille décède, vous allez voir Paul, vous lui racontez qui était la personne défunte puis il va écrire un joli texte sur cette personne-là. Sauf qu’un jour, il reçoit une cliente un peu spéciale, qui lui dit : « J’aimerais que vous parliez de mon mari, non pas lors d’un enterrement mais plutôt à mon fils de 8 ans, qui n’a pas vraiment connu son père, mort il y a un an. Mon fils n’a plus tellement de souvenirs de lui, et moi, je n’arrive pas à parler de mon mari défunt à mon enfant. Vous qui parlez si bien des morts, parlez-lui de mon mari en vous faisant passer pour un de ses amis ». Le narrateur va accepter cette mission, il va se lier d’amitié avec l’enfant et commencer une relation avec la jeune femme. Mais il y a un problème : Paul parle tellement bien des morts qu’il les fait revenir. Le mari revient donc parmi les vivants, il va falloir composer avec sa présence et c’est là que les ennuis commencent.

Le rôle de Paul est interprété par Stéphane Guillon, que l’on a peu vu au cinéma.

Absolument, et il est surprenant dans le rôle de Paul. Il nous a beaucoup surpris. On avait une image de Stéphane Guillon mais c’est un autre Stéphane Guillon qu’on voit à l’écran. Le rôle de la jeune femme est joué par Julie Gayet et celui du revenant par Jonathan Zaccaï.

Le casting comprend également Pierre Richard. Comment était-il sur le plateau de tournage ?

Pierre Richard est une légende, il fait partie de notre jeunesse. Il incarne Victor, le vieux voisin de Paul. Victor s'occupe beaucoup de Paul, essaie de lui trouver une femme. Victor lui-même a un rapport un peu particulier aux morts et aux vivants. Et la relation qu’il y a entre Victor et Paul est comparable à celle qu’il y a eu sur le plateau entre Pierre Richard et Stéphane Guillon, c'est-à-dire une vraie rencontre. « Depuis mes films avec Gérard Depardieu, je n’avais pas eu autant de plaisir à composer un duo », me confiait ainsi Pierre Richard.

Justement, le tandem formé par Pierre Richard et Stéphane Guillon devait être intenable pendant le tournage ?

Pierre Richard est un enfant coincé dans le corps d’un homme de 79 ans. Mais sur le tournage, c’est un sale gosse. Et il a rencontré un autre sale gosse en la personne de Stéphane Guillon. Il fallait les tenir. Ils partagent quelques passions communes. Ils se sont très bien entendus pour vanner les gens tels que le réalisateur et le scénariste, entre autres. Sur le tournage, c’étaient des enfants. Il fallait les calmer un peu, car ils se marraient déjà avant les prises. Résultat : la complicité qu’il y a eu entre les deux se voit très bien à l’écran. La chaleur qui se dégage de leur duo vient de cette vraie rencontre humaine. Pierre et Stéphane partagent également une passion commune pour la bonne bouffe, pour le bon vin. Pendant le tournage, on a bien mangé parce que Pierre et Stéphane avaient toujours de bonnes adresses.

Le scénariste du film « Les Ames de papier », François Uzan (à gauche), et le réalisateur Vincent Lannoo.
Le scénariste du film « Les Ames de papier », François Uzan (à gauche), et le réalisateur Vincent Lannoo. Kèoprasith Souvannavong / RFI

Le réalisateur du film, Vincent Lannoo, a souhaité votre présence sur le plateau du début jusqu'à la fin du tournage.

Le film sort le 25 décembre, et ma présence constante pendant le tournage, c’était le premier cadeau de Noël avant l’heure. Chacun avait son rôle. En tant que réalisateur du film, Vincent Lannoo était le patron. Il avait besoin à ses côtés d’un conseiller dramatique sur l’histoire, sur les personnages. Quand un réalisateur a besoin d’un conseil sur la lumière, il se tourne vers le chef opérateur. Quand il a une question sur le son, il s’adresse à l’ingénieur du son. Moi, j’étais là avec lui pour l’histoire, pour réécrire de temps en temps les dialogues sur le plateau, car un scénario n’est pas une œuvre terminée. L’œuvre achevée, c’est le film.

Que diriez-vous pour convaincre les spectateurs d’aller voir cette « œuvre achevée », qui doit sortir en salles le jour de Noël en France ?

Je leur dirais que c’est une histoire comme ils n’en ont peut-être pas souvent vue. C’est à la fois une histoire d’amour et une histoire d’enfance, une histoire de souvenirs. Les thématiques évoquées comme retrouver un amour, faire le deuil de son enfance, apprendre à se reconstruire quand surviennent des événements difficiles... ce sont des choses qui parlent à tout le monde. C’est un véritable conte de Noël, un conte pour enfants mais aussi pour adultes. Quel que soit l’âge qu’on a, cela fait toujours plaisir de s’entendre raconter une jolie histoire et de sortir de projection avec le sourire. C’est ça Les Ames de papier.

Entretien réalisé au 28e Festival international du film francophone de Namur par Kèoprasith Souvannavong.

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