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France

France: sur l'immigration, l'UMP veut trouver une voie médiane

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP.
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP. Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier
3 mn

L’UMP organisait ce jeudi 12 décembre une convention sur l’immigration. Réforme du droit d’asile, durcissement des conditions du regroupement familial. Le parti a, à cette occasion, formulé 41 propositions. Son credo : promouvoir une immigration choisie et non subie. A trois mois des municipales, l'UMP souhaite rassurer ses électeurs, de plus en plus séduits par le discours du Front national.

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Parmi les 41 mesures proposées par l’UMP, il y a d’abord la réforme du droit d’asile. Le système est au bord de l’implosion, il favoriserait l’immigration illégale. Il faut donc le réformer en profondeur, estime-t-on à l’UMP. Premier point : raccourcir les procédures d’examen des dossiers. De deux ans en moyenne aujourd’hui, l’objectif serait de les ramener à six mois, recours éventuel compris. L’UMP propose de créer une « Agence de l’asile » qui regrouperait l’ensemble des services et des organismes compétents, ainsi qu’une carte à puce « asile » pour toute la procédure.

L’UMP veut d’une immigration « choisie » et non « subie »

Sur ce point, le parti veut s’inspirer de l’exemple canadien, en proposant d’expérimenter un système à points, un système qui sélectionnerait les candidats sur des critères de compétences linguistiques ou de niveau d’études. Le parti lance également l’idée de créer une conférence nationale sur l’immigration qui déterminerait chaque année les besoins du pays. Comme l’explique un document produit par l’UMP, « cette conférence se conclurait par un vote parlementaire arrêtant la proportion d’immigration régulière nécessaire et les capacités d’accueil et d’intégration de la France ».

Sur certains points, l’UMP veut muscler son discours

Comme quand il propose de restreindre les conditions du regroupement familial, de supprimer l’Aide médicale d’Etat (AME), une prestation qui permet aux étrangers en situation irrégulière d’avoir accès aux soins ; ou encore quand il veut supprimer le droit du sol pour les enfants nés de parents entrés illégalement sur le territoire. Autre point sur lequel l’UMP semble avoir « droitisé » son discours : Schengen. Sur ce sujet, Jean-François Copé, le président du parti, a cogné fort jeudi devant un public acquis à sa cause : « Schengen, ça ne marche que si tous les pays accomplissent leurs obligations de contrôle aux frontières. Si les pays frontaliers n'appliquent pas leurs obligations, il faut qu'ils sortent de Schengen. Et si eux ne sortent pas, nous on sortira ! »

Voie médiane entre la gauche et l’extrême-droite

A travers ces propositions, l’UMP tente de trouver une voie médiane entre la gauche qu’il juge trop laxiste et le Front national qu’il considère comme trop radical. Ces propositions et cette politique d’immigration ont été validés par les membres du comité stratégique du parti. Le document a été préparé en amont par les différents courants, des modérés à l’aile droite de l’UMP. A ces 41 propositions, d'autres idées viendront s'ajouter dans les mois qui viennent. Le parti a prévu d'organiser en 2014 une autre convention consacrée aux questions d’identité, à l'intégration, à l'assimilation et à la nationalité.

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