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Chronique des matières premières

Climat et rendements agricoles en 2050: les scénarios des chercheurs de l'INRAE

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D'ici trente ans, il faudra augmenter la production agricole mondiale de 50%.
D'ici trente ans, il faudra augmenter la production agricole mondiale de 50%. ©REUTERS/Mike Sturk/File Photo

Quels seront les rendements agricoles en 2050 ? La réponse à cette question est centrale, si l’on veut fournir une offre alimentaire suffisante aux 9 milliards d’habitants que comptera la planète. La recherche évalue actuellement les effets respectifs du réchauffement climatique et des avancées techniques sur les récoltes.

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D'ici trente ans, il faudra augmenter la production agricole mondiale de 50%. Mais les améliorations techniques compenseront-elles suffisamment l'impact du changement climatique ? L'Institut national de la recherche agronomique et de l'environnement (INRAE) présentait ce mercredi les premières conclusions de ses travaux, à l'occasion des biennales de l'innovation céréalière, organisées à Paris par Arvalis, l'institut technique des productions végétales.

Le maïs, céréale la plus touchée par le réchauffement climatique

Le changement climatique n'aura pas les mêmes effets sur les rendements selon les variétés de céréales. La hausse des émissions de CO2 est globalement néfaste, puisqu'elle augmente les températures et les besoins en eau, mais elle a aussi un effet positif sur la photosynthèse notamment du blé, du colza ou des pois. Doit-on prendre en compte ce facteur photosynthèse du CO2 ? Il peut faire varier l'impact du climat sur les rendements du blé de -7% à +8%. Le réchauffement climatique est en revanche globalement négatif pour le maïs, de -3% à -11%.

Le progrès technique plus rapide que le changement climatique ?

Autre facteur d'incertitude : le rythme des progrès techniques (génétique, technologies, pratiques agricoles). En les combinant avec les changements climatiques, l'INRAE anticipe néanmoins que les rendements du blé passeront de 5 à 7 tonnes à l'hectare environ en Europe, dans 30 ans, et de 2 à 3 tonnes à l'hectare dans l'ex-Union soviétique.

Le big data au service du rendement

Les producteurs de semences veulent aussi modéliser les rendements. L'intelligence artificielle est mise à contribution par Syngenta. Le géant suisse des semences, racheté par des investisseurs chinois, s'est associé à l'école d'ingénieurs Centrale Supelec pour mettre au point un robot qui va chercher les données agronomiques et agricoles dans le monde entier, et qui sait même lire les PDF ! L'information, sur plus de vingt ans, est consolidée à l'échelle d'un petit territoire, elle permet de prédire un potentiel de rendement en fonction de la météo et des sols, et à partir de là, de le dégrader pour parvenir à un rendement estimé.

Semences de niche et priorité à la robustesse

Reste ensuite à reconstituer ce rendement. Il faudra des semences adaptées à des marchés de niche, juge le directeur de ces travaux. Et face à la multiplication des accidents climatiques, travailler selon lui moins sur la performance des semences que sur leur robustesse.

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