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Revue de presse Afrique

À la Une: retour sur la large victoire de Faure Gnassingbé

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Des agents électoraux lors des opérations de dépouillement dans un bureau de vote de Lomé, le 22 février 2020.
Des agents électoraux lors des opérations de dépouillement dans un bureau de vote de Lomé, le 22 février 2020. AFP/Yanick Folly

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« Aucun suspense n’était prévu, il n’y en a pas eu, note Le Monde Afrique. Faure Gnassingbé a donc été réélu pour un quatrième mandat à la tête du Togo, hier lundi, au lendemain d’un scrutin qui s’était déroulé sans incident majeur. Vers deux heures du matin, la CENI, la Commission électorale nationale et indépendante, a annoncé que le candidat du parti Union pour la République, qui dirige le Togo depuis quinze ans, avait obtenu la majorité absolue (72,3 %) devant l’opposant Agboyémé Kodjo (18,3 %). »

« Ce qui a le plus marqué certains Togolais, relève pour sa part le site d’information Ici Lomé, c’est le fait que la CENI ait proclamé les résultats provisoires du scrutin seulement 24 heures après sa tenue.
C’est en effet la première fois dans l’histoire du Togo que la CENI proclame les résultats provisoires des élections si tôt. Avant, il fallait attendre des jours pour connaitre les résultats. C’est une prouesse. Mais reste à savoir si ces résultats sont conformes aux voix exprimées dans les urnes.
 »

Un score suspect ?

Le quotidien burkinabé Le Pays exprime clairement ses doutes… « L’empressement de la CENI à proclamer la victoire du président Faure Gnassingbé, à une heure tardive qui a pris plus d’un de court, peut paraître suspect. A-t-elle véritablement pu procéder, dans un délai aussi bref, à la centralisation de tous les résultats comme il se doit ?, s’interroge Le Pays. C’est à se demander si ce ne sont pas des résultats de laboratoire et si leur proclamation, dans l’urgence, ne visait pas plutôt à court-circuiter le candidat Agbéyomé Kodjo de l’opposition qui, quelques heures avant, revendiquait déjà la victoire, au regard des chiffres dont il disait disposer. Comme si le pouvoir voulait éviter de se faire évincer, dans une folle course où chacun voudrait prendre les devants. »

L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, n’est pas aussi affirmatif… « Le régime togolais avait-il vraiment besoin de fraudes massives et organisées pour conserver sa chose ? On peut raisonnablement en douter : d’abord parce qu’il y a toujours la fameuse prime du sortant, surtout quand elle repose sur des acquis socioéconomiques indéniables selon de nombreux observateurs ; à cela s’ajoute l’incapacité de l’opposition à faire bloc contre l’adversaire commun. »

Explicable ?

En tout cas, il est vrai que le score du président sortant, près des trois quarts des voix dès le premier tour, peut être qualifié de « soviétique ». C’est ce que pointe Le Monde Afrique. Le Monde Afrique qui explique cette ampleur « par une fracture au sein de l’opposition, mais par aussi un élargissement de la base électorale de Faure Gnassingbé, composée traditionnellement de l’ethnie Kabiye, issue de la région de Kara, à environ 450 km au nord de Lomé. "C’est un plébiscite", a déclaré Gilbert Barawa, ministre de la Fonction publique. Pourtant ces résultats suscitent déjà la controverse, relève encore Le Monde Afrique. La société civile a recensé des bourrages d’urnes et des inversions de résultats. »

Pour sa part, pointe le site Togo Breaking News, « la mission d’observation électorale de la CEDEAO au Togo a relevé que le processus électoral togolais s’était déroulé sans incident majeur. Les observateurs de l’organisation communautaire ont salué le civisme et la tolérance des électeurs togolais. »

Du pain sur la planche…

Pour le site officiel République togolaise, désormais, « le plus dur commence. Faure Gnassingbé doit mettre en œuvre tout ce qu’il a promis durant la campagne. (…) Les réformes engagées par les autorités togolaises et l’amélioration du climat des affaires ont permis au Togo de figurer parmi les pays les plus réformateurs au monde. » Toutefois, reconnait le site, « la pauvreté reste beaucoup trop élevée dans le pays. » Et République togolaise de conclure : « malgré ses bons résultats macroéconomiques, le Togo reste confronté à d’importantes faiblesses structurelles telles que l’accès à l’électricité, l’eau, l’éducation de base ou encore l’emploi des jeunes. Le Programme national de développement adopté par le gouvernement en mars dernier devra en priorité s’attaquer à ces domaines essentiels au bien-être des populations locales. »

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