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Revue de presse française

À la Une : un autre monde

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Le Quai Voltaire à Paris, desert, suite aux mesures de confinement liées au coronavirus en France.
Le Quai Voltaire à Paris, desert, suite aux mesures de confinement liées au coronavirus en France. REUTERS/Christian Hartmann

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Un autre monde est-il possible après l'épidémie de coronavirus ? Oui, répondent les Français, au travers d'un sondage publié ce matin par Libération et l'institut de sondage Viavoice.

« Il y aura un après-coronavirus, pointe le journal. S’il s’agira d’en tirer des leçons en matière de stratégie sanitaire face à une telle épidémie, l’aspiration des Français à l’émergence d’un "autre monde" est déjà majoritaire. »

En effet, précise Libération, « si les responsables politiques, comme nombre d’intellectuels, peinent à réinventer leur 'logiciel', les Français, eux, ont déjà lancé la mise à jour et l’après-crise du Covid-19 est bien parti pour peser sur la prochaine présidentielle ».

Repenser l'Europe

Alors, « de cet "autre monde", certaines lignes de force apparaissent, pointe Libé. Dans cette étude, la "souveraineté collective", donc européenne, le "dépassement de la société de marché", donc concurrentielle avant d’être solidaire, et la défense des "bien communs", donc du service public, sont des thèmes qui rencontrent une forte adhésion. En matière de souveraineté, par exemple, point de repli sur la seule nation française : 70 % des personnes interrogées estiment qu’il faut "reprendre la construction européenne et créer une vraie puissance européenne" et 84 % qu’il faut "relocaliser en Europe le maximum de filières de production qui étaient jusqu’ici délocalisées en Asie". Le tout avec un "protectionnisme économique beaucoup plus strict". »

Par ailleurs, observe Libération, « interrogés sur le "dépassement de la société de marché", 69 % des Français jugent nécessaire de "ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité", par exemple au mépris de la santé des travailleurs, et 70 % de "réduire l’influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises". Autant d’affirmations qui ne sont plus l’apanage des seuls électeurs de gauche. »

Enfin, note encore Libération, « pour aller vers un monde "avec de nouvelles règles de gouvernance et économiques, mieux à même de faire face à des crises telles que le coronavirus", Nicolas Hulot est celui qui génère le plus de confiance parmi les personnalités testées par Viavoice, avec 39 % de réponses favorables, devant Emmanuel Macron (33 %) et Édouard Philippe (32 %), pour qui il est difficile de prédire dans quel état politique ils sortiront de la crise actuelle. »

Aider l'Afrique

À la Une également, l'Afrique frappée aussi par le coronavirus. Attention, prévient La Croix, « la pandémie est en train de s’étendre sur le continent. Avant-hier, 46 pays africains étaient touchés par le virus. Les mesures de confinement se généralisent tandis que l’Union africaine et l’OMS tentent d’organiser la riposte contre la pandémie. Beaucoup craignent une catastrophe à venir. »

Et il faut absolument aider l'Afrique, s'exclame Le Monde, pour elle et pour nous. « Les Européens, sidérés par leur propre situation, doivent trouver les moyens d’épauler le continent voisin s’ils veulent éviter de subir les contrecoups d’un ébranlement sans précédent, affirme Le Monde. "La maladie reviendra du Sud vers le Nord. Alors, c’est dans l’intérêt des pays du Nord de faire cet investissement massif en Afrique", avertit Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU. La question de l’annulation des dettes bilatérales et de la suspension des remboursements dus au FMI doit donc être posée, estime le quotidien du soir. Les pays développés ne sortiront pas du cauchemar si le virus continue de prospérer à leurs portes faute d’une solide coopération internationale. C’est bien d’une stratégie sanitaire commune que l’Europe a besoin, conclut Le Monde, pour remédier aux faiblesses des États africains. »

« Notre Pape est mort »

Enfin, la disparition de Pape Diouf. « Le choc », s'exclame La Provence. « Atteint par le coronavirus, Pape Diouf s’est éteint hier soir à Dakar, alors qu’il s’apprêtait à être rapatrié en France. Cinq jours après Michel Hidalgo, l’OM pleure une autre de ses légendes. »

« Notre Pape est mort », soupire pour sa part L'Equipe en première page.

« Sa personnalité aura marqué l'Afrique et la France, poursuit le quotidien sportif. Il fut le premier président noir d’un club de l’élite dans notre pays, celui qui, à sa manière aura défriché le chemin. Il était fier d’avoir montré la voie, d’avoir été un précurseur. D’une intelligence rare, d’une culture immense, il se voulait une sorte de modèle d’intégration, celui qui avait résisté à toutes les difficultés, qui avait affronté l’adversité, dans un milieu où la norme n’était pas à l’ouverture. »

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