Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: qu'est-ce qu'on fait pour les vacances ?

Audio 04:47
La plage déserte de La Baule, avant le déconfinement, dans l'Ouest de la France.
La plage déserte de La Baule, avant le déconfinement, dans l'Ouest de la France. Sébastien SALOM-GOMIS / AFP

Publicité

C'est Le Parisien qui se pose cette question en première page.

« 'Qu’est-ce qu'on fait pour les vacances ?' D’habitude, en mai, la plupart d’entre nous sont capables de répondre. Pas cette année, constate Le Parisien. La crise sanitaire a douché nos projets et bousculé le secteur du tourisme, à l’arrêt depuis deux mois. Comme les bars et les restaurants, les professionnels du secteur attendent de savoir quand et dans quelles conditions ils pourront reprendre. Alors que le gouvernement réunit aujourd’hui un comité interministériel sur le sujet, Bruxelles, de son côté, a encouragé hier les 27 pays de l’Union à rouvrir leurs frontières intérieures pour sauver les vacances d’été de millions d’Européens et empêcher un naufrage économique. »

En attendant, c'est le grand flou, pointe encore Le Parisien : « Les vacances à l’étranger ? Mieux vaut ne pas trop y compter, même dans les pays frontaliers. L’Espagne, par exemple, vient d’annoncer la mise en place d’une quarantaine pour les visiteurs extérieurs tant que perdurera l’état d’urgence sanitaire dans le pays. L’horizon des vacances en France est, lui, barré d’une montagne d’incertitudes, relève le journal. Les plages ? Après deux mois de sommeil, les premières rouvrent en Bretagne ou dans les Pays de la Loire, mais il est interdit pour l’instant d’y lézarder au soleil. Partir sur la Côte d’Azur ? À condition que les restrictions de circulation   le fameux rayon de 100 km autour du domicile   soient levées. Quant aux vacances au camping ou en club, on imagine mal comment pourraient y être respectées les règles de distanciation physique, comme dans les piscines. Dans ces conditions, la location de meublés touristiques s’annonce comme la grande gagnante de l’été. »

Le tourisme mondial en berne

Globalement, précise Le Figaro, « les voyages pourraient baisser de 78 % cette année (…) : victime collatérale de la pandémie de coronavirus, le tourisme mondial est entré dans une période de marasme d’une durée inconnue. Le secteur représente 10 % du PIB de la planète et entre 12 et 13 % des emplois. Depuis des années, il volait de records en records, porté par l’essor d’une classe moyenne, en Chine notamment, qui a envie de voyager. »

Mais le Covid-19 est arrivé... Et « les restrictions de voyages liées à la pandémie ont déjà un impact colossal sur l’ensemble de la filière partout dans le monde, pointe Le Figaro : et ce à la fois dans les pays d’où partent les touristes (les tour-opérateurs et les agences de voyages voient leur activité réduite à néant) et dans ceux de destinations (hôteliers, restaurateurs, excursionnistes et guides n’ont plus de revenus). Dans ce contexte, la France est doublement pénalisée. »

Un green pass pour la Corse ?

Exemple, en Corse... « Quel envol pour la saison ? », s'interroge Corse-Matin en première page.

« Dans l’incertitude de l’évolution de l’épidémie et des décisions gouvernementales, les professionnels cherchent difficilement une voie entre sécurité sanitaire et reprise de l’activité touristique. »

Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif local, souhaite que les vacanciers présentent un certificat de dépistage négatif au Covid-19 de moins d'une semaine avant d’embarquer pour l’île de Beauté. Un certificat, baptisé green pass, qui a déclenché la polémique. « L’idée, précise Corse-Matin, est de protéger l’île dont les hôpitaux ont une capacité d’accueil limité et de la présenter comme une destination sécurisée. Mais pour bon nombre de professionnels, ce message à destination des touristes est plutôt celui d’un 'state in casa' (restez à la maison), rédhibitoire. »

Alors, « qu’ils réussissent ou non à sauver un semblant de saison, les professionnels du tourisme ont aujourd’hui, jeudi, les yeux rivés sur Paris, pointe encore Corse-Matin, où le gouvernement doit présenter une feuille de route et les premières mesures concrètes d’un plan de relance national. Élus et acteurs économiques attendent pour leur part des annonces propres à la Corse, une île dont l’économie dépend à plus de 30 % du tourisme et où 20 % de la population vit, déjà, sous le seuil de pauvreté. »

L'angoisse des restaurateurs

Enfin, sur le plan national, s'il y a un secteur particulièrement touché, c'est celui de la restauration...

« Le grand blues des restaurants », titre La Croix. « Les quelque 160.000 restaurants de France ont dû fermer dès le 14 mars à minuit, quatre heures après avoir entendu l’annonce du Premier ministre. » Ça a été le choc... Depuis, les portes sont restées closes. « Environ 400.000 salariés sont aujourd’hui au chômage partiel dans la restauration classique à table. Et 800.000 pour tout le secteur des cafés, hôtels et restaurants. (…) La date de réouverture possible des établissements ne devrait être connue que fin mai, pointe La Croix, et de nombreuses questions angoissent les restaurateurs. À commencer par l’envie de revenir des clients. Mais aussi les nouvelles normes sanitaires en cours d’élaboration et qui risquent, au vu de la séparation des tables d’au moins un mètre, de réduire leur capacité jusqu’aux deux tiers. Face à ces défis, tous en sont persuadés : ils devront inventer une nouvelle manière de pratiquer leur métier-passion. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.