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Revue de presse française

À la Une: la vague verte aura-t-elle lieu ?

Audio 04:41
Déconfinement phase 2 sur fond de campagne électorale pour le second tour des municipales en France: à Paris, la maire sortante Anne Hidalgo et le chef de file des Verts, David Belliard, attablés à une terrasse de café dans le le 9e arrondissement.
Déconfinement phase 2 sur fond de campagne électorale pour le second tour des municipales en France: à Paris, la maire sortante Anne Hidalgo et le chef de file des Verts, David Belliard, attablés à une terrasse de café dans le le 9e arrondissement. FRANCOIS GUILLOT / AFP

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Interrogation en première page du Figaro. « Toulouse, Lyon, Lille, Besançon, Strasbourg… Après leur bonne performance au premier tour des municipales, les Verts sont en mesure de remporter plusieurs grandes mairies au second tour, ce dimanche, pointe le journal. Alors que les thématiques environnementale et climatique se sont imposées dans le débat public, la conquête de villes majeures constituerait pour les écologistes une victoire symbolique d’ampleur en vue de la présidentielle de 2022. Encore faut-il transformer l’essai dimanche : la crise sanitaire causée par le Covid-19 pourrait favoriser les maires sortants, estime Le Figaro, et pénaliser des candidats écologistes en quête de crédibilité. »

Exemple à Lille, où rien n’est joué, pointe Le Parisien. « Un second tour à haut risque pour Martine Aubry (la maire sortante) », titre le journal. En effet, « rien ne va plus à l’ombre du beffroi. Depuis la poussée inédite des Verts (24,5 %) au premier tour face aux socialistes (29,8 %), depuis qu’un récent sondage pour La Voix du Nord met au coude à coude Stéphane Baly, la tête de liste écolo, un quasi-inconnu du grand public, et Martine Aubry, les Lillois perdent le Nord… Pis ! L’absence d’un accord qui, depuis toujours, permettait la fusion du PS et des Verts au second tour se traduit par une triangulaire avec la candidate de LREM, Violette Spillebout (arrivée en troisième position le 15 mars avec 17,5 %) et dont l’issue apparaît incertaine. De quoi désemparer les Lillois. »

Remaniement à suivre ?

Et puis après les municipales, va-t-on assister à un grand chambardement gouvernemental ?

C’est dans l’air du temps, relève La Provence. « Depuis quelques jours, la Macronie bruisse de toutes les hypothèses. Alors, dans tel ministère on a sorti l’artillerie lourde contre un voisin de palais, ici s’épanche-t-on en divinations expéditives sur certains compagnons d’hier… 'Castaner est cramé, il ne pourra pas être de la prochaine étape'. Ailleurs, pointe La Provence, tel autre pilier de la majorité engage la tournée des 'influents', casting en main, pour plaider un rééquilibrage politique et un renouvellement des visages : 'Il faut mettre Le Drian à Matignon et des jeunes derrière lui'. À chaque étage du dispositif présidentiel, promis au renouvellement d’après-crise et aux changements profonds, 'ça turbule' décrypte un conseiller, 'on se prépare au choc. L’ambiance est étrange, assez stressante. On se dit que Macron va renverser la table'. »

Et en effet, poursuit La Provence, « en promettant d’ouvrir un 'nouveau chemin', le président de la République a volontairement mis son gouvernement sous tension. 'Chacun échafaude ses plans', rapporte un proche. Qui confirme l’hypothèse d’un remaniement début juillet, afin d’incarner une ligne nouvelle et ses ruptures politiques. Aussi, le dispositif devrait être renouvelé en profondeur et ramené sur quelques lignes de force : économie, santé, écologie, décentralisation. Un socle taillé pour 2022 (…). »

Déconfinement : prudents et raisonnables !

À la Une également, le déconfinement… Avec la réouverture complète des écoles, des cinémas et des salles de restaurant ou encore avec le retour de certains sur leur lieu de travail, notre pays a retrouvé une vie à peu près normale… Mais « gare au relâchement », s’exclame Sud-Ouest. « Bien sûr, il y a cette soif de vivre, bien compréhensible, ce besoin de rattraper le temps perdu. Mais comme souvent en France, on est passé d’un extrême à l’autre. Il y a encore six semaines, rappelle le journal, on verbalisait des promeneurs solitaires en forêt ou des individus qui s’asseyaient sur un banc. Aujourd’hui, on tolère d’immenses mouvements de foule. Certes, les masques sont entrés dans les mœurs, ainsi que les fameux gestes barrière. Et le gouvernement ne veut plus affoler la population, surtout à quelques jours du second tour des élections municipales. Il sera sans doute très difficile de reconfiner tout un pays, comme cela fut fait en mars. Raison de plus, estime Sud-Ouest, pour rester prudent et raisonnable. »

Rechutes locales en Europe

« D’autant plus, qu’on reconfine déjà localement dans certains pays d’Europe… C’est ce que souligne Libération. En Allemagne, le ministre-président du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (à la frontière de la Belgique et des Pays-Bas), a annoncé le reconfinement de deux cantons, où résident plus de 600.000 personnes. En cause : l’identification d’un foyer de contamination dans un abattoir, présenté comme le plus grand d’Europe avec ses 6.700 employés, pour la plupart des Bulgares ou des Roumains habitant des logements surpeuplés propices à la diffusion du coronavirus. (…) Au Portugal, relève encore Libération, le Premier ministre socialiste, António Costa, a annoncé de nouvelles mesures sanitaires dans la région métropolitaine de Lisbonne, qui sont entrées en vigueur hier, après plusieurs attroupements de jeunes décriés au cours du week-end et l’enregistrement de 9.000 nouveaux cas de Covid-19 en un mois. Enfin, en Espagne, après la détection de quelques dizaines de cas, pour la plupart légers, quatre cantons de la communauté autonome d’Aragon sont revenus lundi à la phase 2 du déconfinement, c’est-à-dire, restriction de la liberté de circuler et limitation des capacités d’accueil d’établissements recevant du public. »

Bref, attention au retour à la case départ…

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