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Revue de presse française

À la Une: Éliane Houlette de nouveau dans la tourmente

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Éliane Houlette, en 2014.
Éliane Houlette, en 2014. AFP/Jacques Demarthon

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Après le scandale des « pressions » qu’elle dit avoir subies durant l’enquête sur François Fillon, on apprend que la désormais ancienne procureur du Parquet national financier a elle-même fait l’objet d’une enquête pour de présumés délits de « trafic d’influence » et de « prise illégale d’intérêt ».

C’est le site Mediapart qui le révèle. Des écoutes téléphoniques opérées par la gendarmerie marseillaise dans le cadre d’une enquête sur de présumés emplois fictifs dans l’entourage du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, « mettent gravement en cause » cette magistrate qui vient de partir à la retraite.

Selon Mediapart, « deux rapports de synthèse très embarrassants » de la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille ont été à l’origine, en juin 2019, d’une saisie de la Chancellerie par le parquet général de Paris « en vue d’une éventuelle procédure disciplinaire, puis, un mois plus tard, d’une instruction du même parquet général en faveur de l’ouverture d’une enquête pénale visant Éliane Houlette pour "trafic d’influence", "prise illégale d’intérêts" et "violation du secret" ».

Ce journal en ligne fait état de « fuites » au Parquet national financier et de « possibles arrangements secrets avec la procureure » dans le but d’entraver le cours de la justice dans une affaire visant le premier cercle du maire de Marseille.

Évoquant un « possible scandale Houlette », Mediapart révèle donc le contenu de certaines écoutes opérées par les gendarmes et dans lesquelles il est question de rendez-vous entre un avocat proche du directeur de cabinet de Jean-Claude Gaudin et une certaine « amie » qui s’avèrera être une certaine « Éliane », mais aussi d’une « lettre » qui devait lui être remise avant qu’elle quitte ses fonctions à la tête du PNF, Mediapart évoquant « l’ombre d’un pacte pour protéger Gaudin ». Une enquête préliminaire ayant été ouverte en septembre dernier, elle a finalement été confiée au parquet de Nanterre, près de Paris. 

Cette affaire, en tout cas, vient troubler davantage encore l’image de la justice :

Et pas qu’un peu, car même s’il est ici question de la justice en France, soulignons tout de suite qu’au-delà des seuls pouvoirs de la justice, la question de l’indépendance des juges vis-à-vis du pouvoir politique se pose ailleurs dans le monde, aussi bien pour les systèmes judiciaires nationaux que pour la justice internationale.

Sans lien avec l’affaire de Marseille, mais plutôt avec celle dont nous parlions déjà ici-même hier - celle de la mise sur écoute d’avocats de renom dans l’affaire dite « des écoutes de Nicolas Sarkozy, alias Paul Bismuth » - la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a commandé hier un rapport au parquet général sur la nature des investigations du Parquet national financier.

Et ce matin, dans le quotidien Le Parisien, l’avocat Éric Dupond-Moretti réclame « des états généraux de la justice ». Pour ce ténor du barreau de Paris aussi, « le problème majeur, c’est l’absence de séparation entre le parquet et le juge du siège. Aujourd’hui, il y a entre les deux l’épaisseur d’une feuille de papier cigarette », formule dans ce quotidien Éric Dupond-Moretti, selon qui le système actuel permet « la collusion ». Selon cette illustre robe noire, « on a basculé dans la République des juges », bucheronne-t-il dans Le Parisien.

En France encore, les automobilistes ne veulent pas entendre parler de la limitation à 110 km/h de la vitesse maximale autorisée sur autoroute :

Lancée par la Convention citoyenne, cette idée de passer de 130 à 110 km/h la vitesse sur autoroute est rejetée par sept Français sur dix.

Selon un sondage Elabe pour Le Parisien, trois Français sur quatre sont favorables à l’interdiction de la publicité pour les voitures les plus polluantes, comme « pour l’alcool ou la cigarette », remarque Le Parisien, et 65% disent oui à « l’arrêt des pubs pour les voyages en avion ».

À Glasgow, en Écosse, cette attaque au couteau hier, qui a peut-être fait deux morts et six blessés, dont un policier. Le suspect à l’origine de cette nouvelle attaque a été abattu par la police :

« Après le cœur de l'Angleterre, l'Écosse », soupire Le Figaro, en référence à une attaque similaire à Reading, la semaine dernière. La police écossaise a fait savoir que l'attaque n'était pour l'heure « pas considérée comme du terrorisme » mais que l'enquête continuait, souligne ce quotidien, en rappelant que, ces derniers mois, « deux attaques ont été menées à Londres par des islamistes qui avaient déjà été condamnés pour des délits terroristes ».

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