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Afrique économie

Au Togo, les entreprises vont devoir s'adapter à la crise

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Scène de vie sur un marché de Lomé, au Togo (image d'illustrration).
Scène de vie sur un marché de Lomé, au Togo (image d'illustrration). AFP

Les entreprises togolaises sont confrontées au ralentissement économique dû aux conséquences de la pandémie de Covid-19. La Chambre de commerce et d’industrie du Togo s’inquiète notamment d’une baisse des liquidités disponibles pour les PME ainsi que le secteur informel.

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Au marché comme dans les entreprises, rien ne marche en ce temps de crise sanitaire. Selon une étude commandée par la Chambre du commerce et d’industrie du Togo en mai dernier, les entreprises togolaises ont été durement impactées lors de la pandémie au coronavirus

Germain Mêba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo
« Les entreprises ont diversement constaté la baisse de leur chiffre d’affaires, selon leur secteur d’activité, globalement au niveau du Togo. »

Il se pose alors aux entreprises d’une part la diminution de vente et les difficultés d’approvisionnement et d’autre part l’accès au financement. Le secteur informel qui, le plus souvent, prend de petits crédits auprès des institutions de microfinance n’est pas en reste.

La panique du début de la crise sanitaire en mars a occasionné une baisse de dépôt dans les microfinances, des retraits massifs et les demandes de crédits ont chuté jusqu’à 40%, pendant ce temps les remboursements ne suivaient plus.

Un avis de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, BCEAO, selon Ange Ketor, directeur de l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo est venu renforcer un certain nombre d’institutions.
« En accord avec la Banque centrale, l’Etat a promis des ressources pour que les institutions puissent s’approvisionner à travers les banques, à la Banque centrale. Globalement, ça va, mais si la situation se poursuit un certain nombre d’institutions auront des difficultés. »

Entreprises en difficultés, microfinances en manque de liquidité, il faut se réorganiser.

Il est clair que le virus ne disparaîtra pas de sitôt, estime Rékya Madougou, conseiller spécial du président Faure Gnassingbé ; les entreprises doivent réadapter leurs méthodes dit-elle et respecter un certain nombre de règles
« Ces méthodes sont de l’ordre du digital, mais ces méthodes également peuvent être une nouvelle façon de vendre les produits et les services, à savoir aller vers le client dans le respect des mesures d’hygiène et de la distanciation nécessaire. »

Ce sera à ce prix que l'on peut espérer que la crise sanitaire conjuguée à son effet de crise économique n’engendre une crise humanitaire.

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