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Politique, le choix de la semaine

Paris: Griveaux à la recherche de la «positive attitude»

Audio 02:37
Benjamin Griveaux en meeting, au théâtre Bobino, le 27 janvier 2020.
Benjamin Griveaux en meeting, au théâtre Bobino, le 27 janvier 2020. AFP/Martin Bureau

Cap sur Paris où la campagne pour les municipales devient plus âpre et toujours aussi difficile pour Benjamin Griveaux. Le candidat En Marche n’arrive pas à convaincre.

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Benjamin Griveaux a beau essayer, il ne décolle pas dans les sondages… Le voilà maintenant troisième derrière la socialiste Anne Hidalgo et la candidate Les Républicains Rachida Dati. Et pourtant, la municipale à Paris se présentait plutôt bien pour la République en Marche avec de bons scores à la présidentielle et aux européennes et face à une maire sortante souvent critiquée.

Mais alors qu’est-ce qui cloche chez Benjamin Griveaux ?

C’est son image, celle d'un porte-parole du gouvernement cinglant qui lui colle à la peau. Comme le dit un élu parisien de la majorité, Benjamin Griveaux a « le visage de l’acte I, celui de la Macronie triomphante », autrement dit de la Macronie arrogante. Et à entendre un ministre : « Paris ça se gagne sur l’attitude, sur ce qu’on dégage comme Delanoë », l’ancien maire socialiste qui avait ravi la ville à la droite.

Une députée centriste ajoute : « Pour gagner Paris, il faut être un mix de Macron et de Chirac. Je l’ai dit à Benjamin » puis elle explique : « Il a envie de pouvoir mais pas une envie viscérale d’être avec les Parisiens ». A gauche, un élu socialiste de Paris se fait plaisir en déclarant : « Griveaux perd à être connu ».

Et puis, il y a aussi Cédric Villani…

Cédric Villani, le dissident que même l’intervention d’Emmanuel Macron n’a pas réussi à faire rentrer au bercail. Benjamin Griveaux tente encore de lui tendre la main mais Cédric Villani ne répond même pas à ses appels téléphoniques. Rien n’y fait et le mal est fait… Benjamin Griveaux n’a pas réussi à endosser le costume du rassembleur dans son camp.

Mais Benjamin Griveaux ne baisse pas les bras...

Il tente tout. Il promet aux Parisiens un « Central Park » à la place de la gare de l’Est, un apport de 100 000 euros pour aider l’achat d’un appartement. Des propositions chocs. « Benjamin Griveaux est à la recherche du buzz », constate un député de la majorité sceptique. Mais surtout de la « positive attitude », celle qui le rendra sympathique. Il pose dans les magazines avec sa femme, parle de ses fêlures, ses faiblesses bref tente d'apparaître plus humain, de montrer le « vrai Griveaux » celui que l’un de ses amis, le ministre Julien Denormandie, décrit comme quelqu’un qui « n’a rien à voir » avec l'image cassante qu'on a de lui : « C’est un père de famille, qui vient de province, qui a des convictions ». Un autre ministre plus cash déclare : « Ce n’est pas un salopard ». Comme si cette campagne piétinait à cause d'un malentendu.

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