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Nouvelles technologies

Des os imprimés en 3D

Audio 02:08
Une société danoise a mis au point une méthode d'impression 3D d’implants osseux parfaitement adaptés au corps.
Une société danoise a mis au point une méthode d'impression 3D d’implants osseux parfaitement adaptés au corps. GettyImages/ The Sydney Morning Herald

Une nouvelle méthode d'impression 3D mise au point par une société danoise propose des implants osseux biocompatibles et sur-mesure qui disparaissent progressivement au fur et à mesure que les os organiques se reconstituent.

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Les imprimantes 3D ont d’abord été réservées aux designers et aux architectes pour concevoir des maquettes et puis ensuite construire des maisons. On imprime aussi des pizzas grâce à des encres culinaires. Les industriels les utilisent pour fabriquer des pièces de moteurs d’avion. La matière vivante s’imprime également, pour produire des bribes de tissus humains pouvant être ensuite transplantés.

À écouter aussi : La bio-impression en 3D d’organes humains

Si la recherche médicale peine encore à générer par impression 3D, un organe humain complet, la jeune pousse Particle3D danoise a mis au point une technique permettant déjà de réaliser sur mesure, des parties entières de notre squelette.

Habituellement, un implant classique est constitué de polymères ou des métaux comme le titane pour créer les os artificiels. Mais le fondateur de la société danoise qui avait rencontré des problèmes de rejets avec ses prothèses métalliques a imaginé de les produire autrement. Son encre biocompatible pour imprimante 3D est à base de particules poudreuses de calcium et de phosphate associés à des acides gras.

Cette matière déjà employée en chirurgie reconstructive nécessitait de sculpter à la main la forme précise du futur implant. Particle3D a automatisé le procédé. Tout commence par un scanner de la zone du corps où sera implanté l’os, ensuite un logiciel analyse la forme précise de l’implant, et l’imprime en 3D avant son envoi au bloc opératoire.

Cette prothèse a l’avantage d’avoir une structure poreuse, et c’est ce qui représente tout l’intérêt de la méthode. Les vaisseaux sanguins et les parties osseuses colonisent ce substrat artificiel pour se reconstituer naturellement au fil du temps. La prothèse finira par se dissoudre, laissant place aux os biologiques. Ce processus réduit le risque de douleurs chroniques et d’infections tout en évitant au patient de nouvelles interventions obligatoires comme c’est le cas actuellement pour retirer les broches et les prothèses classiques. Cette innovation séduit autant les Terriens que les futurs explorateurs de la planète Mars.

L’agence spatiale européenne envisage dans le cadre des missions spatiales d’utiliser des imprimantes 3D similaires afin de produire des tissus vivants ou des os de remplacement pour les astronautes qui seraient blessés au cours de leurs missions.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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