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Nouvelles technologies

CNRS, de la matière noire aux respirateurs

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Les plans du respirateur sont accessibles à tous.
Les plans du respirateur sont accessibles à tous. MVM

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a publié les plans d’un respirateur artificiel en open source pour les patients atteints par le Covid-19. L’appareil est passé de la conception à la réalité en six semaines sous l’impulsion de physiciens spécialistes de l’énigmatique matière noire, qui ont abandonné, le temps de la pandémie, leur recherche sur la « masse manquante » de l’univers.

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Alors que la région de Milan, en Italie, était touchée de plein fouet par le Covid-19, les recherches portant sur la nature de cette mystérieuse matière noire, la masse manquante de l’univers, qui se dérobe toujours aux investigations des scientifiques, étaient suspendues.

Pour répondre à l’urgence sanitaire et à la pénurie de matériel, une collaboration internationale, composée des physiciens du Global Argon Dark Matter, réunissant des Italiens, des Américains, des Français et des Canadiens dont Art McDonald, prix Nobel de physique en 2015, décident alors de créer un respirateur, nous relate Davide Franco, chercheur du CNRS, qui a participé aux tests de ce ventilateur siglé MVM.

« L’idée pour le Milano Ventilator Meccanico était de faire un design qui se base sur un nombre de composants très limité, disponible sur le marché, avec la possibilité de produire le MVM à très grande échelle. Nous avons appris avec cette pandémie que l’on doit pouvoir stocker ce genre d’appareil en cas de deuxième vague ou une nouvelle pandémie parce que nous sommes dans un monde complètement globalisé. On doit réfléchir aussi à aider les pays en difficulté de l’Asie à l’Amérique du Sud dans lesquels le coût des ventilateurs présents sur le marché ne peut pas permettre de stocker de grandes quantités de respirateurs. »

Approuvé par les autorités américaines

L’appareil vient d’être approuvé par les autorités américaines de la Food and Drug Administration. Le dispositif s’inspire d’un modèle qui date des années 1960. Ce respirateur simple et sans mécanisme complexe, fonctionne à l’aide des flux d’oxygène disponible dans les hôpitaux. Il convient aux patients qui ont besoin d’une aide respiratoire ou aux malades sous sédation mais, dans ce cas, avec la surveillance constante du personnel hospitalier.

Tous les plans de sa fabrication sont en open source, donc libres de reproduction pour une plus grande diffusion dans tous les pays qui en feront la demande.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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