Revue de presse française

À la Une: Notre-Dame-de-Paris, qui sera reconstruite à l’identique

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La chute de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors de l'incendie du 15 avril 2019.
La chute de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors de l'incendie du 15 avril 2019. Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

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Notre-Dame-de-Paris sera reconstruite à l’identique, flèche de Viollet-le-Duc comprise. Prosper Mérimée aurait assurément approuvé. Etant signalé que cet écrivain français, qui fut aussi le premier Inspecteur général des Monuments historiques, était ardent défenseur de la flèche ajoutée au XIXème siècle par l’autodidacte et inventif architecte Eugène Viollet-le-Duc ; c’est la toute nouvelle ministre de la Culture, Roseline Bachelot, qui, devant un micro concurrent, a confessé hier que Notre-Dame-de-Paris serait reconstruite à l’identique. L’Elysée et la Commission du patrimoine sont « d’accord », note en Une Libération. Evoquant à a manière le chantier consécutif à l’incendie du toit de la cathédrale du 15 avril 2019, ce quotidien le prédit : « On y verra que du feu » !

« Sage décision », approuve le journal Le Parisien, « car elle va accélérer la reconstruction de ce chef-d’oeuvre gothique, symbole éclatant de la France ». Et ce quotidien rappelle que la chute de sa flèche avait été vécue par certains comme un traumatisme, « annonciateur de grands malheurs », énonce Le Parisien.

Dans la presse française, la Côte d’Ivoire sous le choc de la mort de son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly

À Abidjan, cette disparition « crée un vide immense », pointe Le Figaro, après le décès d’Amadou Gon Coulibaly. Et pourtant, souligne ce quotidien, la santé du Premier ministre ivoirien était « notoirement fragile. Greffé du cœur en 2012, il était parti à Paris le 2 mai après un 'incident', euphémise Le Figaro (…) Le séjour, censé ne durer officiellement que 'quelques semaines', s’était prolongé jusqu’au 2 juillet, engendrant un flot de rumeurs inquiètes. À son retour à Abidjan, le premier ministre était apparu émacié mais 'motivé'».

Le site du journalLibération signale de son côté que la Côte d’Ivoire est « en état de sidération ». Et pourtant, l’état de santé du Premier ministre « avait suscité de nombreuses interrogations, jusque dans sa propre famille politique, sur sa capacité à mener la campagne et conduire son camp à la victoire », pointe Libé. Lequel quotidien, entre autres hommages, souligne les condoléances de Guillaume Soro ainsi que celles de Laurent Gbagbo, « depuis la Belgique », qui a rendu hommage à « un frère ».

Et puis la question de la désignation du candidat du RHDP à la prochaine présidentielle ivoirienne est ici-aussi posée

A l’instar d’autres organes de presse, plus pressés de savoir qui prendra la place de feu Amadou Gon Coulibaly que de respecter le deuil immense qui vient de frapper cette grande famille du nord de la Côte d’Ivoire, Le Figaro justifie à sa manière son empressement, en insistant sur le fait que, selon lui, « le temps presse. Les candidatures à la présidentielle doivent être déposées avant la fin juillet ».

Fin juillet ? Pas du tout corrige Libération, « le parti a jusqu’au 1er septembre pour désigner un nouveau candidat, date butoir pour le dépôt des candidatures ». Soit un mois de plus que ce qu’affirme Le Figaro, mais ce qui n’empêche pas Libération de se demander lui aussi qui va « prendre la relève d’Amadou Gon Coulibaly, technocratique discret, peu charismatique selon certains observateurs, mais qui avait le soutien entier d’Alassane Ouattara ? », énonce ex abrupto Libé.

Alors qui, se demande donc ces deux quotidiens ? Libération cite trois noms, celui du ministre de la Défense, « le populaire et flamboyant mais clivant Hamed Bakayoko » ; celui du « secrétaire général de la Présidence, Patrick Achi, et enfin celui du vice-président Daniel Kablan Duncan ».

Le Figaro, de son côté, ne cite que les deux premiers noms évoqués par Libé, mais en y ajoutant des commentaires. Selon ce quotidien, en effet, « ces ambitieux existent toujours. Hamed Bakayoko, le ministre de la Défense, ne cache pas vraiment son envie. Mais sa réputation sulfureuse est un barrage difficile à surmonter. (…) Le nom de Patrick Achi circule sur tous les réseaux. L’homme a l’avantage d’être chrétien et issu d’une aile du parti de Bédié ralliée à Alassane Ouattara. Il incarnerait le changement voulu par le président. Mais sa fidélité au président n’est pas aussi totale et son origine métisse le prive de cette base communautaire si importante dans la politique ivoirienne ».

lors ? Alors pressé par la prétendue échéance de la fin juillet, à laquelle ce journal s’accroche comme date butoir du dépôt des candidatures – c’est lui qui l’affirme, pas moi, que ce soit bien clair - Le Figaro expose les avantages candidature du président sortant Alassane Ouattara, affirmant au passage que « le référendum constitutionnel de 2016 lui donne la possibilité de faire un troisième mandat », tout en affirmant dans la foulée que « politiquement, le drame vécu lui permettrait d’expliquer pourquoi ses engagements à se conformer à la constitution - elle limite à deux le nombre de mandat - et à «transmettre le pouvoir à une nouvelle génération» ne peuvent être tenus ».

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