Revue de presse française

À la Une: le déplacement du Premier ministre Jean Castex en Guyane

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Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran lors de leur visite au laboratoire de l'Institut Pasteur de Cayenne le 12 juillet 2020.
Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran lors de leur visite au laboratoire de l'Institut Pasteur de Cayenne le 12 juillet 2020. jody amiet / AFP

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La Guyane, le département français le plus touché par le Covid-19, rappelle Libération, qui publie en Une la photo de deux hommes marchant dans un bidonville, et portant de gros sacs plastiques. « En Guyane, précise le journal, la crise sanitaire se double d'une crise humanitaire, 15 à 20% de la population est désormais dépendante de l'aide alimentaire ». « Après quelques cas isolés «importés» de métropole, la vague s’est abattue sur la Guyane avec près de deux mois de décalage, en provenance du Brésil. Elle a frappé très vite et très fort. Plus de 6 000 personnes ont été testées positives, sur 270 000 habitants. Vingt-six personnes sont mortes, 150 sont hospitalisées dont 23 en réanimation. »

« Qu’aura vu Jean Castex en Guyane ? » s'interroge Libération... « Une base aérienne et des légionnaires au garde-à-vous, puis la route à travers cette forêt qui occupe 95 % du territoire, une zone commerciale aussi disgracieuse qu’en métropole, la préfecture installée dans un ancien couvent de jésuites. Enfin, l’hôpital de Cayenne, épicentre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, et l’Institut Pasteur. Des rues absolument vides, surtout : du samedi 13 heures jusqu’au lundi 5 heures, c’est le couvre-feu. Le Premier ministre, pour son premier contact avec la Guyane, dimanche, n’a pu déjeuner au bar des Palmistes, où Jacques Chirac avait ses habitudes, ni saluer le moindre commerçant. Même les feux tricolores sont en panne. Drôle de première fois, presque virtuelle, comme sur une application de rencontres. »

De son côté, le Figaro s'intéresse à Donald Trump, à quatre mois de l'élection présidentielle...

« Le président américain traverse une mauvaise passe, estime le quotidien : il voit s'évaporer les uns après les autres ses arguments de campagne. L'économie, qu'il vantait comme la meilleure de l'histoire, et dont il annonçait la reprise rapide après l'épidémie de Covid-19, est en pleine récession, et le chômage garde des proportions historiques. La pandémie, dont le chef de l'État espérait tourner la page après les mois du printemps, a repris avec une vigueur nouvelle. Au lieu de disparaître, les deux crises, sanitaires et économiques, se combinent ».

« Mais surtout , poursuit Le Figaro, les sondages ne sont pas bons ». « 67 % des américains ne sont pas convaincus par sa gestion de la crise sanitaire. Un retard sur Joe Biden que le journal juge "préoccupant" ».

Ajouter à ses tracas, précise le Figaro, « les tentatives d'empêcher la publication du livre de sa nièce Mary Trump, ont échoué. Dans ce livre, le président américain est décrit comme un personnage brutal, manquant de respect et d'empathie, mais aussi souffrant d'une profonde insécurité, compensée par une propension pathologique à l'autosatisfaction ».

« Pour finir, conclut Le Figaro, Trump aurait été entendu ces dernières semaines, se plaindre fréquemment de la malchance qui le frappe ».

Au sommaire du journal La Croix, ce lundi, une interview de Florence Parly.

Pour évoquer notamment la situation au Sahel. La Croix demande à la ministre des Armées, « Comment la France peut éviter le scénario "afghan" d'une guerre sans fin ? "Toute la difficulté", répond Florence Parly, est d’éviter que les groupes terroristes instrumentalisent des enjeux communautaires. Ces groupes souhaitent affaiblir les États et se nourrissent de l’instabilité politique et sécuritaire. La France coopère avec les gouvernements que ces pays se sont donnés, ajoute la ministre. Qu’ils soient soutenus ou critiqués ne relève pas de notre appréciation, mais c’est une donnée avec laquelle nous devons compter. »

« Qu'en est-il de la présence d'enfants soldats enrôlés par les djihadistes ? » poursuit La Croix... qui demande « est-ce que l'armée française en a tué ? »

Réponse de Florence Parly : « L’affaiblissement des groupes terroristes les conduit à recruter des enfants. Il peut arriver, malgré toutes les précautions prises, que certains soient blessés ou tués au cours des combats, nous l’avons constaté a posteriori. C’est important de le dénoncer et d’en avoir pleinement conscience car c’est un phénomène très compliqué à gérer et à prévenir pour nos soldats », conclut la ministre.

La situation au Mali, également, dans Libération

Avec la photo d'un manifestant qui brandit une pancarte sur laquelle est écrit en gros, noir sur rouge : IBK dégage. Le président Ibrahim Boubacar Keïta est dans le collimateur des manifestants.... « En pleine crise politique, Bamako dans l'engrange des violences », titre Libération, qui raconte un week-end de violence... et notamment une tentative d'assaut contre la demeure de la présidente de la Cour Constitutionnelle, Manassa Danioko, qui tourne au tragique. Deux jeunes, Seiba Sylla et Sidi Doumbia, sont abattus par les forces de l'ordre qui tirent à balles réelles, précise Libération. « Dimanche matin, la famille de Sidi Doumbia est déchirée entre la douleur et l'incompréhension », raconte le journal. « Il n'avait que 17 ans, s'insurge son père... Il a juste voulu défendre son quartier quand les forces de l'ordre ont attaqué. »

Quelques mots de football pour terminer...

Avec hier soir en France, le premier match public depuis quatre mois. Un match amical entre le Havre et le Paris Saint-Germain. Et un festival du PSG qui s'est imposé... 9 buts à 0. Pour L'Equipe, le PSG s'est « offert un festival offensif... Neymar Mbappé et Icardi ont notamment brillé en première période ». Le match est raconté en quelques photos, sur lesquelles les maillots foncés du PSG brillent et font de l'ombre aux Normands qui n'apparaissent qu'en arrière-plan, et bien souvent l'air abattu...

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