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Le monde en questions

Pourquoi les États-Unis sont-ils aussi touchés par l’épidémie de Covid-19?

Audio 02:28
Les membres d'une même famille portent le masque pour se protéger de l'épidémie, dans le quartier de Brooklyn à New York, le 15 juillet 2020.
Les membres d'une même famille portent le masque pour se protéger de l'épidémie, dans le quartier de Brooklyn à New York, le 15 juillet 2020. REUTERS/Caitlin Ochs

Comme tous les vendredis, nous retrouvons la chronique « Le monde en question » avec, cette semaine, l’accélération de la propagation du coronavirus aux États-Unis. La question que l’on se pose est la suivante : « Peut-on parler d’une gestion chaotique de l’épidémie de coronavirus par l’administration Trump ? » La réponse est « oui ».

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À cause tout d’abord de l’occupant de la Maison Blanche. Donald Trump n’a jamais été à l’aise avec cette épidémie invisible mais mortelle. En partie parce qu’il n’aime pas les sciences et la médecine. Et en partie aussi parce que la Covid-19 est survenue au plus mauvais moment pour lui, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Il a donc dû gérer à contrecœur cette crise sanitaire inattendue. On l’a donc vu d’abord minimiser l’impact de l’épidémie, puis chercher des boucs-émissaires : le coronavirus était le virus chinois, puis européen. Bref, son attitude était sans cesse dans la réticence.

Une autre raison à cette gestion chaotique tient à la structure même des États-Unis, un grand pays fédéral et démocratique, où la verticalité du pouvoir est relative. Les gouverneurs de chaque État disposent d’une grande marge de manœuvre dans l’application des décisions des autorités fédérales. Face au coronavirus, les gouverneurs ont donc agi à leur guise.

Le résultat est donc cette reprise vigoureuse du nombre de contaminations aux États-Unis depuis trois semaines, due en partie à des mises en confinement trop tardives, puis des déconfinements trop rapides et partant, le nombre de morts le plus important au monde en valeur absolue. La situation est un peu moins dramatique en valeur relative si on considère le nombre de décès rapporté à la population du pays.

Extrême polarisation du débat

Les États-Unis comptent actuellement près de 140 000 morts pour une population de 328 millions d’habitants. En regard, les cinq pays d’Europe les plus importants - France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne - ont une population cumulée à peu près identique : 325 millions. Et un nombre de décès provoqués par la Covid-19 tout à fait comparable : 142 000 morts.

Mais pour l’instant les signes de reprise de la pandémie restent modérés en Europe, alors qu’aux États-Unis, les compteurs s’affolent depuis fin juin. Autre différence : l’extrême politisation du débat public sur cette question outre-Atlantique, notamment sur le port du masque.

Enfin, le contexte pré-électoral aux États-Unis joue beaucoup : Donald Trump enrage de voir ce satané virus le priver de l’arme qu’il comptait utiliser pour remporter l’élection présidentielle du 3 novembre prochain : les bons chiffres de l’économie, mis à mal par l’épidémie et ses conséquences. Ceci explique aussi peut-être ses décisions erratiques face au coronavirus.

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