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Covid-19: des résultats prometteurs pour le vaccin contre le coronavirus

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Un chaîne de production de vaccins. (Image d'illustration)
Un chaîne de production de vaccins. (Image d'illustration) Alexander Ryumin\TASS via Getty Images

La pandémie du Covid-19 continue à progresser, elle a fait plus de 620 000 morts dans le monde depuis fin décembre. Plus de 15 millions de cas d'infections ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

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Le gouvernement américain a annoncé qu'il mettrait près de 2 milliards de dollars sur la table pour obtenir 100 millions de doses d'un potentiel vaccin germano-américain. Mais c'est le Brésil qui est aujourd'hui le premier pays à lancer les tests de phase III, le dernier des essais cliniques avant l'homologation, du vaccin chinois Coronavac. Une jeune médecin de 27 ans a été la première à se déclarer volontaire pour le tester. En tout, 9 000 volontaires – tous font partie des personnels de santé – vont recevoir au cours des trois prochains mois des injections de ce vaccin. L'Institut public brésilien de Butantan qui mène ces tests doit produire 120 millions de doses au début de l'année prochaine si les résultats sont concluants.

Le Brésil est particulièrement touché par le Covid-19

Le Brésil est le deuxième pays le plus touché au monde, après les États Unis : près de 83 000 décès, plus de 2,2 millions de personnes contaminées, dont le président Jair Bolsonaro et plusieurs membres de son gouvernement, qui se trouvent tous en quarantaine.

Pour les Brésiliens, il est donc urgent de trouver des vaccins efficaces. Un autre vaccin est lui aussi en phase III de tests au Brésil, et ce depuis la fin juin : ce vaccin est développé par l'Université d'Oxford et le laboratoire britannique AstraZeneca. Selon une publication de la revue médicale britannique The Lancet, ce vaccin britannique génère une « forte réponse immunitaire », autrement dit, les résultats sont encourageants. Et cela vaut également pour un autre vaccin – un projet chinois cette fois-ci du groupe CanSinoBiologics, toujours selon la revue The Lancet.

Le virus pourrait se transmettre par voie aérienne

Chercheurs et dirigeants politiques misent beaucoup sur ces vaccins, d’autant plus que le virus n'est pas prêt à disparaître. Il est possible que la maladie se transmette même par l'air rejeté quand on respire. Cette hypothèse est évoquée depuis des mois. Mais il n'avait pas été possible de démontrer que les particules virales en suspension étaient suffisamment intactes pour se répliquer et provoquer une infection. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs de l'université du Nebraska vient de prépublier une étude pour prouver que la voie aérienne est une composante de la transmission. Cette étude n'a pas encore été examinée par le comité de lecture d'une revue scientifique pour confirmer que la méthode employée est bien valable. Mais selon l'un des chercheurs, la plupart des infectiologues s'accordent aujourd'hui à dire qu'il y a du virus infectieux dans l'air.

Des microgouttelettes en suspension

Les chercheurs ont prélevé l'air dans les chambres de cinq patients alités, à 30 cm au-dessus de leurs pieds. Les patients parlaient, certains toussaient. Les scientifiques ont pu collecter des microgouttelettes de moins de cinq microns et même de moins d'un micron. Ensuite ils ont isolé le virus et l'ont fait se répliquer. Cela fonctionne, ce qui leur permet de dire qu'il est infectieux.

Tousser dans son coude pourrait ne pas suffire

Jusqu'à présent on savait que le virus se transmet par les grosses gouttelettes directement projetées sur le visage, lors de toux ou d'éternuement. Mais aujourd'hui beaucoup de facteurs portent à croire qu’il ne suffit pas de tousser dans son coude pour éviter la transmission : selon la nouvelle étude, le coronavirus se transmet même quand nous respirons. Et ces microscopiques gouttelettes que nous rejetons en respirant sont si légères qu'elles restent en suspension longtemps. Bien sûr, beaucoup de questions restent encore ouvertes. Par exemple celle de la quantité d'air chargée de ces minuscules gouttelettes qu'il faut respirer pour être infecté.

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