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Revue de presse française

À la Une: le moteur cassé de Renault

Audio 03:56
Chaîne de production de l'usine Renault de Flins, le 6 mai 2020.
Chaîne de production de l'usine Renault de Flins, le 6 mai 2020. REUTERS/Gonzalo Fuentes

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Sortie de route pour Renault. Le constructeur automobile français enregistre des pertes abyssales. Sept milliards d’euros de perte depuis le début de l’année, c’est le pire exercice semestriel de l’histoire de Renault.

Comme le remarque le magazine économique Challenges, « c'est cinq fois la perte enregistrée sur l'ensemble de l'année 1984 », qui tenait alors le record historique de perte du groupe Renault.

Toutefois, analyse La Tribune, cette perte semestrielle « est largement impactée par les pertes de Nissan. Le groupe automobile français dispose encore d'une trésorerie robuste, même si celle-ci a été abondée par un prêt garanti par l'Etat. Avec l'arrivée de nouveaux cadres et talents, Renault travaille désormais à un plan de redressement sur le plus long terme, et qui tournerait définitivement la page des années Carlos Ghosn », anticipe La Tribune.

À la Une du Figaro, le président du conseil d'administration de Renault ne dit pas autre chose. « Les résultats sont très mauvais admet Jean-Dominique Senard, dans les colonnes de ce quotidien (mais) Il y a un souffle nouveau dans l'entreprise. Renault est redevenu attractif et va retrouver la place qu'il mérite », déclare le patron de Renault dans Le Figaro.

Quand Trump joue avec le chronogramme

Ce fut sa première évocation d'un report de la présidentielle américaine. Donald Trump a eu beau finalement déclarer hier jeudi ne pas vouloir reporter l'élection présidentielle américaine prévue le 3 novembre prochain, quelques heures après avoir pourtant évoqué cette éventualité, c’est cette dernière que la presse a retenue pour alimenter ses commentaires. Il faut dire que le président des Etats-Unis, une fois encore, avait vraiment électrisé la pré-campagne électorale américaine en évoquant, dans un tweet, l’éventualité d’un report des élections.

Ce tweet ? Libération le perçoit « comme le premier volet d’une stratégie visant à semer la confusion au sujet du prochain scrutin. Maintenant qu’il admet que la pandémie de Covid-19 est toujours en cours aux Etats-Unis, Trump met l’accent sur le fait qu’elle rend difficile et dangereux le suffrage ' en personne ', dans des bureaux de vote notoirement sous-équipés et bondés. Or, rappelle Libé, il n’a eu de cesse de présenter l’alternative - le vote par correspondance, fréquemment utilisé aux États-Unis - comme une source de fraude électorale. D’où sa ' solution ', le report des élections jusqu’au moment magique où ' le danger sera dissipé '.  En clair, jusqu’au moment où l’économie, le principal argument politique du Président, sera suffisamment requinquée pour lui offrir une chance de victoire », explique Libération, en mettant l’accent sur « la stratégie du chaos de Donald Trump ».

Liberticide prétexte sécuritaire

Alors vraie menace ou canular ? Le moins que l’on puisse dire en tout cas, est que ce tweet de Donald Trump a provoqué un choc… au moins dans les rédactions. « En pleine mêlée électorale, le changement de pied de Trump a donc fait évidemment l'effet d'une mini-bombe », résume Le Figaro. Toutefois, souligne à son tour ce quotidien, le président des Etats-Unis n’a pas, à lui seul, le pouvoir de modifier la date des élections. Du reste, complète Le Figaro, étant rappelé que « la date de l'élection présidentielle est fixée par la loi fédérale au premier mardi qui suit le premier lundi de novembre, depuis 1845 », ce journal note que « même en 1864, en pleine guerre civile, puis en 1944, pendant le second conflit mondial, les scrutins se tinrent à la date fixée ». Raisons pour lesquelles Le Figaro pense que « ce tweet pourrait n'être qu'une tempête dans un encrier digital ».

Tempête dans un verre d’eau ou dans un encrier, certes, admet Le Parisien, mais attention, prévient ce journal, le président américain « a bien des moyens de nuire à la bonne tenue des élections ». Et pour mieux expliquer cette capacité de nuisance de Donald Trump sur le scrutin à venir, ce quotidien français se réfère à une remarque d’un universitaire californien au quotidien américain Washington Post, et dans lequel ce professeur signale que « Trump pourrait s’appuyer sur la législation de certains États pour retirer le droit de vote aux citoyens, au nom de la sécurité ». Liberté vs sécurité, un grand classique…

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