Accéder au contenu principal
Reportage culture

Le tube de l'indépendance du Bénin

Audio 04:03
Une vue de nuit de Cotonou, la capitale économique du Bénin.
Une vue de nuit de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Moritz Attenberger/LOOK-foto/Getty Images

Le Bénin commémore ce 1er août 2020 les 60 ans de son indépendance. Et nous allons vous faire découvrir le tube de cette époque-là en Afrique de l’Ouest.

Publicité

Dans l’effervescence du high life et du calypso au Bénin, pays tout juste réveillé du long sommeil de la colonisation française, une chanson sort du lot : « Gentleman Vickey ». « C’est une chanson de dandy, l’éternel séducteur que toutes les femmes s’arrachent, expliqueSoro Solo, journaliste et spécialiste des musiques africaines. Le refrain dit : "Attention, surveillez vos femmes. Attention, surveillez vos filles". La parfaite illustration de cette Afrique qui a accédé aux indépendances, le côté rêveur qu’on avait, cet enthousiasme d’acquérir la souveraineté se traduit par des chansons modernes. Et aussi la joie de la liberté retrouvée ».

Ce titre est signé Gustave Gbénou Vickey, un haut fonctionnaire béninois, devenu une icône de la musique africaine. « En 1962, il descend à Paris et on lui conseille d’aller à une adresse, raconte Soro Solo. Et à cette adresse, il y avait un certain Gilles Sala, producteur de musique. Il est impressionné par sa musique et lui dit : "OK, on signe" ».

« Même aux Antilles, on le réclame »

Repéré à Paris, il décroche son premier contrat. Son témoignage dans le documentaire « Vickey, l’immense et l’immortel », réalisé par notre confrère de RFI, Jean-Luc Aplogan : « Il s’est aussi adressé à la maison Pathé Marconi. Ils lui ont dit : "Monsieur, vous êtes retenu pour la sortie de votre disque. Quel est votre nom d’artiste, Gbénou Gustave Vickey ?" Il leur a dit : "Non, regardez bien. Je suis G. G. Vickey" ».

Depuis, on l’appelle G.G. Vickey. Et il passe à la vitesse supérieure : numéro un au hit-parade africain de 1965 à 1968, la star bat tous les records. El Rego, 83 ans, est le père du funk béninois. Il se souvient : « Il a fait fureur au Bénin et partout en Afrique. Même aux Antilles, on le réclame ».

Artiste hors-pair, mort en 2013, G.G. Vickey n’a tenu que dix ans de carrière. Mais grâce aux reprises d’Angélique Kidjo et d’artistes africains du hip-hop, son répertoire de l’époque de l’indépendance vit toujours à travers la nouvelle génération.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.