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Afrique économie

Congo: Kindamba, un bassin de production du Pool difficile d’accès

Audio 02:23
Un enfant dans une rue de Kindamba, en 2002 (image d'illustration).
Un enfant dans une rue de Kindamba, en 2002 (image d'illustration). DESIREY MINKOH / AFP

Kindamba, l'un des greniers du Congo, peine à écouler ses productions agricoles en raison de routes en très mauvais état, ce qui désespère les agriculteurs de la région. Pourtant, à peine 180 kilomètres séparent le bassin de production de Kindamba, à l’ouest du Pool, de la capitale Brazzaville. Mais les camions évitent de s'y rendre ce qui prive les agriculteurs de revenus et les habitants de la capitale de produits agricoles bons marchés. 

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La traversée de la rivière Tonato, qui a perdu son pont depuis des mois, se fait au niveau d’un passage à gué. Le pont sur la Louolo supporte à peine les véhicules de grand tonnage. Ces deux infrastructures et la route en terre, presque impraticable en saison pluvieuse, sont l’illustration d’un bassin de production à l’abandon à l’autre bout du Pool. À Kindamba, les cultures vivrières foisonnent pourtant comme le témoigne Guy-Albert Kimbouila.

« La production de Kindamba se résume par l’arachide, le manioc, le maïs et de la banane. Le vrai problème avec le paysan c’est qu’il éprouve des difficultés pour emmener cette production à Brazzaville », indique M. Kimbouila. 

La liste des produits cités par le cultivateur Guy-Albert Kimbouila, est loin d’être exhaustive. Kindamba a longtemps été aussi un centre de référence en matière d’élevage bovin. Faute de route d’évacuation ces produits finissent souvent dans la marmite sur place ou sont envoyés vers Brazzaville en petites quantités. Rodrigue Balou est agriculteur et éleveur avicole.

« Je ne sais pas comment expliquer cette situation. Nous souffrons vraiment. Ici, la route c’est la première préoccupation. Notre production périt beaucoup. On ne fait que vendre notre production entre nous, parce que par rapport à l’état de laroute la production n’arrive pas le même jour quand nous l’envoyons à Brazzaville, elle », témoigne Rodrigue Balou, agriculteur et éleveur avicole. 

L’isolement de Kindamba est dû au fait que ce bassin de production n’est pas desservi par la ligne du chemin de fer et la nationale 1 qui traversent le Pool. Ici, les producteurs pensent qu’ils travaillent à perte. 

« La route est impraticable et nous mangeons tout sur place. Nous produisons à perte. Ce que nous subissons est une négligence de la part de l’Etat congolais. C’est parce qu’on ne considère pas les paysans », se désolent-ils au micro de RFI. 

L’exploitation artisanale du bois se fait dans la forêt de Bangou. Les derniers travaux d’entretien de la route d’accès à Kindamba remontent à 2012. 

« La route est comme une maison, elle s’entretient. Depuis lors il n’y a pas eu d’entretien », affirme le Sous-Préfet de Kindamba Jean-Marie Badila qui nourrit l’espoir que quelques projets d’aménagement vont se réaliser dans un proche avenir. 

« Les promesses ont été faites. En venant à Kindamba si vous avez fait attention, au niveau du village Piem il y a des écrits qui montrent qu’il y a quatre ponts qui vont être réhabilités. Vous connaissez la situation économique que traverse notre pays. Je crois que nous avons bon espoir que les choses vont s’améliorer », ajoute-t-il. 

De moins en moins, les populations croient aux promesses des autorités dans cette zone où seuls les grands véhicules de transports des marchandises et les 4x4 peuvent tenter l’aventure. Les Berlines sont exclues. 

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