Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: peut-être l’avion du futur…

Audio 04:53
Image de synthèse du projet d’avion Airbus zéro émission.
Image de synthèse du projet d’avion Airbus zéro émission. AIRBUS SAS 2020

Publicité

Il a fière allure cet avion blanc et vert aux lignes effilées en première page du Parisien. C’est un Airbus qui fonctionne non plus au kérosène, dérivé du pétrole, mais à l’hydrogène. Guillaume Faury, le PDG de l’avionneur européen, dévoile dans le journal, les contours d’un programme qui pourrait révolutionner l’aviation dans une quinzaine d’années. « Il y a encore cinq ans, imaginer un avion zéro émission en 2035 paraissait futuriste. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, affirme-t-il, car on a beaucoup avancé. Surtout que développer un avion décarboné ne nécessite pas de rupture technologique majeure. L’hydrogène, on connaît chez Airbus, affirme Guillaume Faury, nous l’utilisons déjà dans nos fusées et nos satellites. Mais il nous faut encore cinq ans pour mettre en compétition plusieurs technologies, les maturer et choisir la meilleure pour l’avion. Il nous faudra ensuite deux ans pour trouver les fournisseurs, les sites industriels, etc. Donc, la mise en programme est prévue aux environs de 2028. Notre ambition, conclut le PDG d’Airbus, est d’être le premier constructeur à mettre en service un tel appareil en 2035. »

L’hydrogène, prochaine révolution technologique ?

Et l’aviation n’est le seul secteur qui pourrait être bouleversé par cette nouvelle technologie. En effet, s’exclame Le Parisien : « Et si la solution résidait dans une simple goutte d’eau ? L’un de ses éléments, l’hydrogène, (le H de la molécule H2O) étant pratiquement inépuisable sur notre planète, il devrait s’imposer comme la prochaine révolution technologique. Une révolution verte puisque, en décarbonant nos industries, elle sera synonyme de réduction de la pollution.

C’est en tout cas la stratégie du gouvernement français, pointe Le Parisien, qui a alloué à l’hydrogène une enveloppe de 2 milliards d’euros sur deux ans, plus 5,2 milliards d’euros d’ici à 2030, dans le cadre de son plan de relance. De leur côté, 33 géants hexagonaux (Air Liquide, Engie, Total, Faurecia, Plastic Omnium, etc.) ont rassemblé 80 PME au sein de 160 projets, avec le soutien de 54 collectivités territoriales, pour un montant global de 32 milliards d’euros. Entre 50 000 et 150 000 emplois, directs et indirects, pourraient ainsi être créées. Partout, la course à l’hydrogène est lancée, relève encore Le Parisien. La Corée, le Japon ou encore la Chine sont déjà bien avancés. Sur le continent européen, l’Allemagne, qui mise sur les trains à hydrogène, va investir 9 milliards d’euros sur dix ans, tandis que les Portugais vont débloquer 7 milliards d’euros. Vers 2050, la part de l’hydrogène dans le mix énergétique européen, presque nulle aujourd’hui, pourrait atteindre 12 % ou 14 %. »

Covid : la bonne excuse…

À la Une de Libération : « Plans sociaux, le Covid a bon dos »

« Bridgestone, Auchan, General Electric… Les sociétés qui, après avoir empoché les aides publiques, suppriment des emplois ou ferment des sites en s’abritant derrière la pandémie sont de plus en plus nombreuses, pointe le journal. Un "effet d’aubaine" qui semble laisser le gouvernement impuissant. »

Et Libération de s’interroger : « À quand une véritable politique industrielle en France qui aurait permis, par exemple, de noter que le site de Béthune ne fabrique plus les pneus les mieux adaptés au marché ? Ou pourquoi ne pas rendre obligatoires les contreparties sociales quand il y a octroi d’aides publiques, voire exiger que ces aides ne puissent s’accompagner du versement de dividendes ? Ces mesures seraient aussi dans l’intérêt du patronat. Car ces scandales font un mal fou, conclut Libé, à une société déjà à cran qui aurait tout intérêt à encourager le sens de l’entreprise. Éthique, si possible. »

Covid : changement de stratégie en milieu scolaire

Et puis, l’impact du Covid en milieu scolaire : « Le casse-tête de l’exécutif pour garder l’école ouverte », c’est la Une du Figaro.

Alors que le nombre de fermetures de classes progresse, le gouvernement tente de limiter la casse en allégeant le protocole sanitaire dans les établissements. « Le gouvernement qui s’appuie sur les dernières recommandations des scientifiques » selon lesquelles « les enfants sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de transmettre le virus aux adultes. »

Alors concrètement, précise Le Figaro, « s’il y a un cas avéré de Covid dans une classe, les autres élèves ne seront plus systématiquement considérés comme tels. Ils pourront continuer à aller normalement à l’école, sans qu’un dispositif de "tracing" et de tests systématiques soit mis en branle. (…) Les élèves testés positifs seront isolés chez eux et retourneront à l’école, après sept jours et l’arrêt des symptômes. »

Ce changement de stratégie peut paraître surprenant, certes, reconnaît Le Figaro. « Voilà en tout cas une nouvelle qui pourrait sauver la rentrée scolaire, se félicite le journal. On ne peut que saluer les efforts du gouvernement pour permettre à l’école d’assurer sa mission : l’un des pires dangers serait d’accréditer aux yeux de tous l’idée qu’elle n’est que secondaire, voire accessoire. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.