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Afrique économie

Le port d'Abidjan, pilier des échanges entre la Côte d'Ivoire et le reste du monde

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Un chargement de marchandises sur le port d'Abidjan.
Un chargement de marchandises sur le port d'Abidjan. AP Photo/Emanuel Ekra
Par : Stanislas Ndayishimiye
6 mn

Les travaux d’équipement du second terminal à conteneurs du port d’Abidjan ont débuté le 4 octobre pour une durée de 18 mois. Avec ses nouvelles structures, les activités portuaires devraient plus que doubler à partir de fin 2021, début 2022.

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L’intensité des activités du port autonome d’Abidjan, principale infrastructure pour le commerce de la Côte d’Ivoire avec l’extérieur, donne une indication sur le dynamisme de l’économie ivoirienne.

Hien Sié, son directeur général, déclare : « Le port d’Abidjan fait 76% des échanges extérieurs et c’est au port d’Abidjan que sont perçus 75% des droits d’entrée [taxes, ndlr] au niveau de l’État de Côte d’Ivoire. Si le port ne fonctionne pas, l’économie va prendre un coup. Donc, c’est un instrument important. »

Au niveau sous régional, d’autres terminaux portuaires concurrencent le port autonome d’Abidjan, mais il a des atouts à faire valoir. « Aujourd’hui, par le fait que nous avons un chemin de fer qui relie Abidjan à Ouagadougou – et qui j’espère sera prolongé un jour à Niamey –, cela fait qu’en termes de facilité pour les opérateurs de l’hinterland, le port d’Abidjan est un atout principal. C’est vrai qu’il y a aussi d’autres débouchés, mais les opérateurs aiment bien venir à Abidjan. Parce qu’ils arrivent chargés et d’Abidjan en étant aussi chargés, parce qu’il y a de quoi ravitailler les économies sous régionales », ajoute Hien Sié.

Vers un traitement de 2,5 million de conteneurs par an

Le port autonome d’Abidjan, c’est tout un complexe avec un terminal roulier qui traitera bientôt 110 000 véhicules par an, un terminal céréalier, encore en construction, permettra d’accueillir des navires de 60 000 tonnes contre 30 000 tonnes aujourd’hui. Mais le projet le plus emblématique, c’est la construction d’un 2e terminal à conteneurs, qui aura une capacité de traitement de 1,5 million de conteneurs par an, permettant au port autonome d’Abidjan de changer de dimensions : le premier terminal ne peut traiter qu’un million de conteneurs. La concession du deuxième a été confiée à « Côte d’Ivoire-Terminal », propriété du consortium Bolloré Ports et APM Terminal, filiale du Groupe Maersk.

« Nous souhaitons favoriser les échanges intra-africains, participer à la création d’écosystèmes logistiques performants et soutenir le développement des industries de transformation locale », ditPhilippe Labonne, directeur général adjoint de Bolloré Transport & Logistics. Puis d’ajouter : « L’appel d’offres à la mise en concession de cette infrastructure stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire a été l’occasion pour nous, pour 2 leaders mondiaux, de mettre en commun le fruit de no expertises, afin de proposer une offre audacieuse, à même d’accroître l’attractivité du port d’Abidjan. APM Terminal et Bolloré Ports ont l’ambition de créer un hub de transbordement pour les pays côtiers limitrophes, ainsi qu’une porte d’entrée naturelle de la sous-région. »

Le port autonome d’Abidjan représente aujourd’hui 75 000 emplois directs et indirects. Le 2e terminal à conteneurs s’étend sur 37,5 hectares, une superficie équivalente à 37 terrains de football. Son financement total, fruit d’un partenariat public-privé, est de 596 milliards de francs CFA, soit environ 910 millions d’euros.

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