Agir pour le vivant : c'est urgent

Audio 48:30
Les restes de l'ouragan Ida provoquent des inondations historiques à New York, le 1er septembre 2021.
Les restes de l'ouragan Ida provoquent des inondations historiques à New York, le 1er septembre 2021. Getty Images via AFP - DAVID DEE DELGADO

Après un été bouleversé par les méga-feux et des inondations meurtrières. Alors que le GIEC vient de publier le premier chapitre de son 6ème rapport qui martèle que le réchauffement climatique s'emballe et que l'activité humaine en est la seule responable, la deuxième édition du festival Agir pour le Vivant qui vient de se dérouler à Arles a donné la parole à plus de 150 intervenants au travers de 7 journées thématiques qui ont tous appeler à se mobiliser.

Publicité

Invités : 

Dominique Bourg, philosophe, professeur à l'université de Lausanne

Suspens Averti, professeur d'écologie forestière à l'Université Marien N'gouabi de Brazzaville

Marine Calmet, juriste, fondatrice de Wild legal

 

L’été que nous venons de traverser a été ponctué par des méga-feux, des sécheresses, des ouragans, des inondations. Au moment où je vous parle dans le nord-est de l'Inde, des centaines de milliers de personnes sont bloquées sur les toits de leurs maisons ou ont fui vers les hauteurs après de nouvelles pluies torrentielles. Aux États-Unis, après le sud, c’est l’Est du pays qui subit les assauts de l’ouragan Ida. New York a les pieds dans l’eau, son maire a décrété l’état d’urgence. Idem à Dakar ou dans le Sud Soudan…

Ces phénomènes ne sont que l’incarnation de ce que disent les scientifiques depuis des décennies  : les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines dérèglent le climat de notre planète et nous allons le payer cher.  Le contenu du premier chapitre du 6ᵉ rapport du GIEC qui vient d’être publié enfonce le clou  : le réchauffement climatique s’accélère plus vite que prévu et si nous ne réagissons pas rapidement ces événements vont s’intensifier. Notamment sur le continent africain. Alors pourquoi la communauté humaine ne réagit-elle pas  ? Le philosophe Dominique Bourg nous livrera son analyse dans un instant. Limiter nos émissions de gaz à effet de serre c’est par exemple protéger la plus grande tourbière tropicale découverte entre les deux Congos. L’écologue Suspens Averti nous expliquera pourquoi. Heureusement la société civile s’engage pour la préservation de l’environnement, donner des droits à la nature fait partie des solutions. Explications avec la juriste Marine Calmet.

 

C’est au festival Agir pour le Vivant que nous avons rencontré nos invités. Il faut dire qu’il y avait le choix  : plus d’une centaine d’intervenants de qualité réunis à Arles dans le sud de la France pour repenser notre manière d’habiter le monde. Un événement stimulant et enthousiasmant devenu désormais incontournable. Entre deux conférences, le philosophe Dominique Bourg m’a accordé cette interview.

 

Face à l’accélération du réchauffement climatique établit par les scientifiques, nous devons arrêter d’exploiter les énergies fossiles responsables de 80% de nos émissions de gaz à effet de serre. Un message difficile à faire accepter. Il suffit d’observer comment le gouvernement de Joe Biden est contraint d’ouvrir les enchères pour l’exploitation d’une immense zone marine dans le golf du Mexique. Ou de voir à quel point les découvertes des gisements pétroliers et gaziers au large de la Mauritanie, du Sénégal ou de la Côte d’Ivoire aiguisent les appétits… Dans ce contexte, il y a des raisons de s’inquiéter du sort qui sera réservé à la plus grande tourbière tropicale qui s’étale sur 167000km2 entre les deux Congos  Suspens Averti, professeur d'écologie forestière à l'Université Marien N'gouabi de Brazzaville nous explique pourquoi.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI