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«La Commune était une guerre civile entre deux formes de République»

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Barricade sur le boulevard de Ménilmontant lors du déclenchement de la Commune de Paris, le 18 mars 19871.
Barricade sur le boulevard de Ménilmontant lors du déclenchement de la Commune de Paris, le 18 mars 19871. © AFP - ANONYME

Après une  défaite amère face aux Prussiens, quatre mois de siège de la capitale et l'élection d'une Assemblée nationale monarchiste en février 1871, les Parisiens, exténués et affamés, se révoltent le 18 mars contre le gouvernement d'Adolphe Thiers. Dix jours plus tard, la commune de Paris est proclamée : c'est la dernière révolte sociale de XIXe siècle. Les communards ont pour principales revendications l'interdiction du travail de nuit, la séparation de l'Église et de l'État, la laïcité de l'école. La Commune prend fin après 72 jours avec la « semaine sanglante » marquée par l'exécution ou la déportation de milliers de communards. Comment expliquer que l'événement fasse encore débat ? Analyse historique avec Éric Fournier, historien, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre d’histoire du XIXe siècle.

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Eric Fournierest l'auteur de La Commune n’est pas morte (Libertalia).

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